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Objet :
Partir en pleine nature en autonomie pour une durée indéterminée, sans secours possible, permet de découvrir vraiment une personne. Des proches qui partent ainsi, se découvrent et se séparent souvent.
Par ce récit décrit par elle-même, et avec l’utilisation de la troisième personne pour changer un moment « l’image » liée au nom de Laetitia Casta, elle vous invite, à la découvrir pendant quarante jours en pleine nature sauvage, en solitaire et en autonomie complète ; sans vivres, ni secours, ni sac, ni tente.
Note : le document a un impératif : la plus grande partie étant extrêmement à vif, il est nécessaire qu’il soit lu sur papier ( au verso de feuille déjà imprimées si possible ), en un lieu très paisible et naturel, au repos.
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Observation : depuis qu’elle n’était plus enfant, Laetitia Casta cherchait en permanence de nouveaux « défis » pour améliorer ou découvrir des « capacités » qu’elle sentait avoir en elle.
Par ex. : la capacité de sûreté d’elle-même pour éviter la « peur » dite « panique ».
Pourtant, la « peur » dite « panique » n’est qu’une contrepartie naturelle de chocs visuels ( variations brusques et durables de luminosité ).
Lors d’un incendie par ex., à chaque fois qu’une personne se blesse ou décède d’avoir sauté d’une fenêtre « de panique » bien qu’une sortie était sûre ; la cause exclusive de la blessure ou du décès est que la personne avait subit un choc visuel dans les dix jours précédents.
A l’inverse ; si avant, la personne avait passé dix jours sans choc visuel, dans les mêmes circonstances de l’incendie, elle aurait eu la capacité de réagir sûrement et serait sortie indemne de l’habitation.
Laetitia Casta a fait du théâtre pour ( entre autre ) devenir plus « sûre d’elle », et pour corriger le « défaut » qu’est ladite ; « peur panique ». Hors, les forts projecteurs de scène qui s’allument et s’éteignent brusquement, causent des chocs visuels très intenses.
Le contresens est remarquable : d’un coté Laetitia Casta faisait du théâtre pour avoir la capacité de « sûreté d’elle-même », et d’un autre coté ; le « théâtre », était une cause de la perte de la capacité.
Pire en cas d’incendie ( par ex. ), Laetitia Casta aurait été très exposée au danger de « peur » dite « panique » à cause des chocs des lampes très intenses.
Pourtant, avant le départ, Laetitia Casta ne savait pas que vue et sûreté étaient liées. Elle cherchait sincèrement à corriger des déséquilibres et pas à les provoquer. Ci-dessous, les relations sens - capacités que Laetitia Casta a découvert en pleine nature.
Autres capacités liées aux sens :
Capacité : équilibre
Cause du défaut de la capacité : chocs auditifs
Provenance des chocs ; différence de niveau sonore en passant une porte, bruits de moteurs, choc d’un outil, « amplificateurs », etc.
Contrepartie : perte d’équilibre, vertiges, chute, troubles du sommeil
Danger conséquent : blessure conséquente à une chute
Signes : « désaccord », « ne pas être d’accord », « ne pas s’entendre avec qqn »
Signes graves : sifflement dans les oreilles, contraction sur les cotés du cou
Nombre de jours sans choc pour réparation du sens : trente jours
Capacité : Impassible, ( capacités indirectes : régulation de la lutte thermique du corps, régulation de l’hydratation, du sommeil, régulation de l’élimination. )
Cause du défaut de capacité : chocs thermiques sur l’épiderme
Provenance des chocs ; portes, chauffage, climatisation, vêtements enlevés trop rapidement, contact durable avec de l’eau chauffée ou trop fraîche
Contrepartie : frayeur, tressaillir
Danger conséquent : blessure ou chute par gestes brusques
Signes : « frissons », avoir « froid » ou « chaud »
Signes graves : couleur plus bleu, plus jaune ou plus pâle de l’épiderme, diminution de l’épaisseur de l’épiderme, épiderme plus proche du squelette
Nombre de jours sans choc pour réparation du sens : 30 jours
Capacité : prudence, réserve, ( capacité indirecte : régulation de l’équilibre alimentaire, test de comestibilité des aliments, de l’eau )
Cause du défaut de capacité : chocs thermiques sur la langue
Provenance des chocs ; glaces, alimentation cuite, liquides chauffées, concentration de saveur, etc.
Contrepartie : médisance, dénonciation
Danger conséquent : représailles suite aux médisances
Signes ( termes pensés ou prononcés ) : « mauvaise langue », « dégoûter », « dégoût », « gueule », « ce, celui, celle, ceux, etc. »
Signes graves : rides autour des lèvres
Nombre de jours sans choc pour réparation du sens : dix jours sans choc
Capacité : anticipation, régulation alimentaire, tests olfactifs d’aliments comestibles
Cause du défaut de capacité : chocs olfactifs
Provenance des chocs ; excès de concentration : goudron, plastique, produit chimique, parfums, etc.
Contrepartie : rejet, haine
Danger conséquent : propension à tomber dans les piéges
Signes : « ne pas sentir qqn », « nausées »
Signes de gravité : rides horizontales sur le haut du nez et sur les cotés
Nombre de jours sans choc pour réparation du sens : dix jours sans choc
Pour la vue : autres signes de chocs : « impression… », « éblouissant », « hallucinant ».
Les origines :
Avant le départ, Laetitia Casta se sentait beaucoup de « défauts » à corriger, et très déséquilibrée. D’autant que la notoriété lui retirait la possibilité d’exprimer la grande détresse qu’elle ressentait.
Dans la plus grande solitude, elle a préparé un départ en pleine nature, pour découvrir les vraies capacités.
En pleine nature, elle a découvert les capacités décrites dans la liste précédente. Elle a y trouvé les causes des « défauts » ; ( chocs auditifs, olfactifs, etc. ), et elle y a trouvé aussi l’origine des chocs :
En pleine nature sauvage, Laetitia Casta s’est rendu compte que les variations sont si lentes qu’elles ne sont pas perceptibles par les cinq sens. Par exemple : les variations de luminosité du jour qui se lève et se couche, sont quasi imperceptibles. Les variations éclaircies - nuages d’orages, sont les plus brusques qui soient, et la foudre est trop brève pour être une variation brusque durable ( choc ).
Les cinq sens ne sont pas adaptés à des variations plus rapides que celles très lentes en pleine nature.
Le terme : choc, dans le document désignera une variation supérieure à une variation naturelle possible ; donc très légère. Par ex. une flamme allumée lorsque le jour est tombé est un choc
Idem ; les variations du climat ( thermiques ), en pleine nature sont si lentes que l’on ne les sent pas, comme les seuls chocs auditifs sont d’approcher trop rapidement d’un torrent, sinon le silence est permanent.
Pour trouver l’origine des premiers chocs, Laetitia Casta a du remonter à l’ancêtre « préhistorique » nomade-cueilleur, couchant sur le sol, en pleine nature sauvage. Le jour où il a taillé le premier morceau de bois ou de silex, il a subit en contrepartie le premier choc auditif. Et aussi en utilisant la flamme : premiers chocs visuels, thermiques et olfactifs.
L’ancêtre de Laetitia Casta ; « Grohoark Casta » ( !? ) ayant les capacités citées avant diminuées à cause des chocs, a eu pour la première fois dans l’ascendance des Casta, trop « peur » de retourner dormir en pleine nature, sur le sol où il était, avant, si tranquille.
Fuyant la « peur », il a cherché un abri ( grottes, cabanes, jusqu’aux « maisons » ), l’a éclairé ( flamme puis lampes ), l’a fermé aux variations thermiques ( porte, isolation thermique ), et a stabilisé la température ( trouvaille de la cheminée, puis après du chauffage centrale ). Augmentant en contrepartie davantage l’intensité et la fréquence des chocs et augmentant la perte des capacités et aussi la « peur » de retourner en pleine nature.
Grohoark Casta est le premier ancêtre nomade de Laetitia Casta, qui est passé à la « sédentarité », sans le vouloir. Il est aussi le premier qui a laissé des traces ( pierres taillées, etc. ) ; le premier dont le quotidien a été reconstitué ; le premier à entrer dans l’Histoire ( sédentaire ) des Casta.
La sédentarité chez Laetitia Casta n’est donc pas une « grande et formidable évolution humaine » depuis ; Grohoark Casta. La sédentarité est la conséquence exclusive d’une convalescence causée par des chocs, qui aurait dû être temporaire.
Depuis Grohoark Casta, l’utilisation quotidienne de la flamme s’est transmise de générations en générations jusqu’à Laetitia Casta, jusqu’au point où, enfant, elle trouvait aussi naturel qu’amusant d’allumer un briquet ou une allumette.
Cependant, se sont aussi transmises les mêmes contreparties ; les chocs thermiques, visuels, olfactifs et autres. Et avec les attitudes excessives ; peur dite « panique », « médisance », « tressaillements », « perte d’équilibre », « troubles du sommeil », etc.
Si Laetitia Casta avait cherché les origines des « défauts » qu’elle s’attribuait, elle les aurait trouvé en observant Grohoark Casta.
L’« Histoire » de Laetitia Casta :
Pour retrouver les capacités naturelles de nomade cueilleuse, comme Grohoark Casta avant qu’il ne taille le premier silex, Laetitia Casta devait retourner à la pré-« Histoire » :
Obstacle ; d’après « l’Histoire », il « aurait » fallu des « centaines de milliers d’années » pour que les ancêtres de Laetitia Casta passent de nomade - cueilleur jusqu’à « aujourd’hui », en passant par « l’agriculture ». Des « milliers d’années » semblent sceller le fait qu’il n’est plus possible de retourner à la pré-« Histoire ».
En fait, les « années » sont un repère de durée « sédentaire » ; faux. Selon les repères naturels ( et donc nomade – cueilleur ), l’unique unité de durée est : le jour. Et selon ce repère, il faut quarante jours aux cinq sens pour se réparer des chocs et retrouver leurs pleines capacités.
En fait, aujourd’hui comme il y a ( soi-disant ) des « centaines de milliers d’années », la difficulté est restée la même à chaque instant : il fallait quarante jours à Grohoark comme il en faut à Laetitia Casta pour retourner à un quotidien naturel de nomade – cueilleur en pleine nature …
Le départ :
La préparation du départ a duré cinquante jours, elle sera décrite après.
Il sera posé ici ( et décrit après ) que Laetitia Casta a quitté définitivement famille, amis, « biens » mobiliers, immobiliers, « objets », argent, moyens de transports et communication, assurances, etc. Au début elle est partie avec un sac, une tente ( temporaire ), un portable ( au début ), une carte, boussole, un change, de la nourriture pour deux jours et un peu d’argent.
Attention ; il est impératif de ne pas imiter un tel départ sans avoir lu la préparation au départ décrite après, pour éviter un danger singulier.
Laetitia Casta en pleine nature sauvage :
Le sens de l’orientation :
Après trois jours de marche sur des sentiers, elle arrive au bout du parcours qu’elle avait « prévu » sur une carte. Et après, vers où aller ? Le sud, le nord . Les reliefs, la vallée ?... Comment s’orienter ? Selon quels repères, pour aller où et y faire quoi ?
Elle a « peur et mille pensées qui se bousculent », elle arrête de marcher, envisage de renoncer, elle tourne en rond.
Puis, elle se rend compte qu’elle s’est éloignée du point d’arrêt, sans s’en rendre compte. Elle continue dans la direction, pour voir… avec inquiétude. Et elle arrive un moment après, étonnée, au sommet d’une hauteur ( !? ) Et là, elle soupire de soulagement ( !? ) Bizarre : elle a trouvé une hauteur, qui est exactement ce qui lui fallait pour s’orienter ? Coïncidence ? Elle se dit que oui.
En se retournant, elle se rend compte que depuis l’arrêt qu’elle avait fait, elle n’a fait que suivre une pente ascendante, qui mène naturellement… à un point haut. Elle se demande si elle ne l’a pas fait « naturellement », sans s’en rendre compte.
Durant vingt jours, la mêmes suite de signes reviennent à chaque fois à chaque nécessité : 1 - « une peur et mille pensées qui se bousculent », 2 - elle tourne en rond jusqu’à ce que : 3 - une direction s’impose, 4 : elle arrive à ce qu’elle cherchait précisément, sans s’en rendre compte, et : 5 – un soupir de bien-être.
Peu à peu, Laetitia Casta a la certitude qu’ils sont les signes du sens naturel de l’orientation.
Par ex. : le trentième jours, après la même suite de signes ; elle arrive à une plante qui lui semble « éclairée » ( effet magnifique ), la vue reste fixée dessus. En approchant, le sens du touché s’éveille et fourmille pour l’examiner, puis après l’avoir touché, épluché, l’odorat s’ouvre, puis les papilles. La plante passe l’examen des quatre sens ; elle est comestible. Et en la consommant, un soupir de bien-être lui vient malgré l’acidité.
Elle se rend compte qu’au dernier point haut ; le sens de l’orientation a scruté l’horizon prenant, sans lui en rendre compte ; des repères de couleur, de densité de végétation, de couleur du sol. Et comme elle avait une carence en acidité, le sens de l’orientation a repéré, au loin, la couleur vert foncé ; couleur des résineux, qui indique un sol acide. Puis, il a guidé vers la couleur, et une fois arrivée ; sur le sol acide, poussent des plantes alimentaires… acides.
Laetitia Casta a découvert le sens de l’orientation naturel. Il ne se contrôle pas, ne s’utilise pas. Il est très pénible à suivre au début ; il ne rend compte de la nécessité recherchée qu’après l’avoir trouvé, il guide et Laetitia Casta doit le suivre.
La marche à pieds :
Avant le départ, Laetitia Casta a hésité et pris des chaussures de marche simples et assez légères d’une pointure qui ne sert pas avec des chaussettes en laine épaisse ( elle a pris trois paires de chaussettes ) et des sandales. Elle avait « peur » des ampoules, et de ne pouvoir marcher longtemps sans douleur.
Pendant trois jours, effectivement elle s’est reposée plus qu’elle n’a marché ; dès qu’elle marchait un peu, elle sentait des douleurs aux pieds, aux mollets et aux jambes.
Au cinquième jour, elle a remarqué une même attitude revenir à chaque fois : les pieds s’arrêtaient de marcher « d’eux mêmes » (?!) Puis elle s’étonnait de trouver à chaque fois les mains dans les poches, et elle sentait les pieds chauds, désagréables et sentait de « l’impatience ».
Donc, elle s’est arrêtée, a changé de chaussettes, puis est repartie. Et elle s’est rendu compte qu’elle marchait de nouveau très bien et longtemps ( ? )
Au vingtième jour, elle s’est rendu compte que « les mains dans les poches » et « l’impatience », ou les pensées ou termes prononcés : « casse pieds » sont les signes exclusifs d’un excès d’humidité sur l’épiderme.
Changer de chaussettes dès les signes d’humidité permet de retirer la totalité de l’humidité épongée. En remettant d’autres chaussettes, les pieds et les chaussures n’ont pas la moindre humidité.
Elle s’est rendu compte que lorsque les pieds sont un peu trop humides, ils se recroquevillent pour aérer dessous ( comme en sortant d’une douche ). Les pieds marchent sur les talons et orteils, et donc avec les muscles externes qui ne sont pas fait pour la marche. Les mollets, puis les cuisses, puis le bassin forcent pour compenser et la douleur monte jusqu’à la tête et épuise rapidement.
Les ampoules aussi sont évitées car si l’épiderme était gorgé de transpiration, il deviendrait comme du papier mouillé qu’il suffit de frotter pour l’enlever ( ampoules ). D’autre part, aucune humidité n’atteint la chaussure donc pas de mycoses.
Depuis, elle marche du levé au couché du jour, avec beaucoup de pauses très courtes. Elle a marché ensuite selon les sols, de plus en plus avec des sandales ou pieds nus.
La lutte contre le climat :
Après trente jours de marche en pleine nature sans aucun choc thermique, Laetitia Casta continue à avoir « peur » du « froid ».
Assise pour se restaurer, elle sent dans une frayeur soudaine, elle sent des piqûres brûlantes et vives de fourmis rouges sur des grandes plaques sur le corps. Elle a du s’asseoir sur une fourmilière, elle se lève d’un bon, agitée, enlève et jette les vêtements en un instant et frotte le corps pour les enlever. Et quand elle les cherche … Pas de fourmis...
Pourtant les brûlures s’avivent davantage et la douleur est à la limite du supportable. Elle reste immobile et passe un long moment presque en état de choc, quasi nue, à quatre pattes, membres un peu écartés pour que la douleur passe.
Un moment après, elle sent que les plaques de fourmis bougent comme les cheveux ; au gré du vent… Les piqûres viennent de la sensation du vent sur l’épiderme. Laetitia Casta se rend compte que la douleur vient du sens du touché qui se rétablit des chocs thermiques de la ville, et commence à lutter contre le vent très frais. Le corps lutte contre le climat.
La douleur ne fait que baisser et dure moins d’une demi journée. Ensuite, Laetitia Casta se relève, et nouveau ; sent comme une combinaison intégrale qui la recouvre, faite de laine d’une légèreté vaporeuse, d’une finesse et d’une douceur extrême. Cette combinaison est, en fait, la propre chaleur du corps qu’elle sent par les propres capteurs de l’épiderme.
Note : test pour approcher la sensation, il suffit d’approcher l’avant bras extérieur contre la joue jusqu’à sentir les poils ; l’on sent une chaleur douce. Puis d’imaginer que la sensation soit identique sur l’intégralité de l’épiderme.
A partir de ce jour, lorsque vient un vent trop frais sur une partie du corps, elle sent le ventre se contracter ; puiser, pour produire un contrecoup chaud sur la même partie du corps. Le corps lutte, annule le coup de vent et elle ne sent plus de « froid ». Laetitia Casta retrouve la capacité de lutte climatique naturelle du corps.
Bien après, en marchant quasi torse nue, elle ne sent plus ni « froid », ni « chaud » ; la même chaleur douce du corps l’enveloppe. Elle n’a la sensation du frais qu’en touchant l’eau gelée, des rochers ou autres.
Cent jours plus tard, elle sommeille quasi nue, au plein air, sans la tente qu’elle a expédié bien avant par colis. Au levé du jour, elle s’éveille au milieu de la neige, et pourtant elle a sommeillé comme un bébé, bien, tranquille. Elle se rappelle avoir cherché pendant le sommeil, une position pour que l’eau de la neige qui fondait sur elle, suive des gouttières le long du menton, pour éviter de couler dans les yeux. Et aussi le long des bras, vers le coude pour éviter qu’il coule vers la poitrine ; plus sensible. Pourtant elle n’a pas senti de « froid ». Elle est restée dans la chaleur qui l’enveloppe, comme une bulle, un bouclier.
La lutte contre le climat révèle rapidement des contreparties : Laetitia Casta sent que plus la température est basse, plus elle doit s’alimenter en permanence. Le frisson est le signe qui indique que la lutte va cesser si elle ne l’alimente pas rapidement.
De nombreux jours après, lors d’une journée dite « caniculaire », Laetitia Casta découvre qu’elle n’a pas « chaud ». En contrepartie ; elle doit s’hydrater abondamment ( au moins sept litres par jour, sans mesurer ) ; l’hydratation lui donne une sensation comme une combinaison très fine de brume fraîche qui la couvre intégralement.
Note : test pour approcher la sensation, il suffit de mouiller le visage et d’éponger un peu, puis d’exposer le visage au vent. La sensation de « frais » est identique à celle qu’a senti Laetitia Casta sur le corps entier et en permanence.
Des picotements brûlants sur l’épiderme et une bouffée de chaleur sont les signes que la sensation de brume fraîche sur l’épiderme va cesser. Et qu’elle doit s’hydrater pour entretenir la lutte contre le climat.
L’hydratation :
Des jours avant ; après le levé du trentième jour, le sens de l’orientation mène Laetitia Casta à un petit torrent, elle pousse un soupir et sent la gorge s’ouvrir pour avaler des gorgées d’eau fraîche et vive jusqu’à n’en plus pouvoir. Elle se relève… Une sensation l’inquiète : l’intérieur des bras, des jambes, se met à vibrer comme envahi d’insectes qui avancent vers les doigts, les orteils, le visage. Elle regarde les doigts attentive, comme si des insectes allaient en sortir par les pores…
Quand le fourmillement arrive au bout des doigts, elle est prise d’une « peur » de la douleur qui devient une jouissance de bien-être, comme lors d’un doux réveil d’été. Elle s’étire puissamment et pousse un soupir de bien-être à gorge déployée, très bruyant.
En fait, l’eau du torrent était si vive ( ou « oxygénée » ) qu’elle l’a senti hydrater le corps ( les insectes ). Avant, elle avait goûté d’excellents champagnes, si bons qu’ils faisaient une sensation agréable du palais jusqu’à la gorge jusqu’à la tête. Pourtant, l’eau du torrent était mille fois meilleure que le meilleur des meilleurs champagnes : la sensation a été aussi forte qu’agréable sur les lèvres, le palais, la langue, la gorge, et s’est répandue dans le corps.
Ensuite, ( moins agréable ) elle sent une tension : l’épiderme du visage tire. La tension entre hydratation interne trop rapide et déshydratation externe de l’épiderme fait des picotements venant de dedans. Laetitia Casta, pour arrêter la douleur qui monte, prend de l’eau ( très très fraîche ) du torrent à pleines mains et la jette au visage et sur le corps. Elle sent la peau se détendre, douce, épaisse, hydratée et prête à lutter.
En repartant, elle se rend compte que pendant vingt jours elle a rattrapé lentement une carence avancée en hydratation.
D’autre part, elle se rend compte aussi qu’elle a été guidée par le sens de l’orientation pour trouver l’eau, en suivant une pente descendante depuis le lieu où elle avait monté la tente : l’eau s’écoule naturellement vers les pentes descendantes. Elle sait trouver de l’eau en pleine nature quand elle est nécessaire : elle n’a plus à en porter.
L’alimentation :
Laetitia Casta s’est d’abord alimentée dans les villages, puis a réduit la quantité alimentaire pour éviter la somnolence de la digestion qui la faisait trébucher en marchant. En réduisant davantage, est venue une sensation désagréable. Elle s’est rendu compte qu’elle puisait dans les réserves qu’elle avait en excès ( qui a dit « grosse » ?! ( :signe ))
Plusieurs jours après, en marchant, elle sent que les jambes l’emportent comme une libellule. Elle peut bondir sans effort, elle sent qu’elle peut monter à un arbre en un instant, les bras et les jambes la propulsent. Par contre, elle sent une sensation désagréable de « faim ».
Peu à peu, la sensation de « faim » devient la sensation des tripes, la lutte, avec une sensation de métal froid quand le ventre se contracte, qui deviendra de plus en plus agréable.
Au quarantième jour, elle est à l’équilibre de poids naturel : le sens de l’orientation la guide pour s’alimenter « pas trop » pour éviter la digestion, et pas « trop peu » pour ne pas sentir la même somnolence en constituant des réserves.
En marchant, elle sent les tripes ne plus se contracter pour propulser les jambes qui s’arrêtent, comme si un « moteur » s’était arrêté (?) Elle s’alimente avec une noix qu’elle a trouvé, et quelques instants après, le ventre se contracte et puise une force que Laetitia Casta sent provenir de la noix, puis les jambes se mettent à marcher fort.
Bien après, les jambes s’arrêtent de nouveau, elle reprend une noix, et idem : elle marche fort, sent les tripes puiser la force de la noix et les sent la chaleur chauffer les joues.
Elle vient de découvrir l’alimentation naturelle : « directe » : le ventre étant vide ( sensation pourtant agréable ), la force de l’aliment est puisée quasiment aussitôt avalé. Elle découvre en même temps qu’une seule noix est très nourrissante, et un véritable dopant. Elle exige même un moment de repos après.
Chaque plante, racine, fruit et autre aliment a une propriété singulière. Cependant, un excès ou un effet trop spectaculaire d’un aliment créé en contrepartie un déséquilibre ( alimentaire ou autre ). Le sens de l’orientation ne guide que pour équilibrer pour éviter les moindres carences alimentaires, il ne guide pas pour « utiliser » les effets des plantes.
La médecine :
Quelques jours avant, prise par une somnolence, Laetitia Casta, en marchant, se blesse le pied avec une branche. La plaie est peu profonde, cependant elle ne peut plus bien marcher. Elle préfère stopper. Elle sent qu’elle se détend en s’allongeant ( ? ) Une grande « peur » monte et se tourne en dedans, elle sent le cœur battre plus fort, et pousser le sang très fort jusqu’au pied et jusqu’à la blessure. Chaque coup de cœur lance la douleur très vivement à la plaie …Elle sent que chaque coup de cœur donne comme un coup de bélier à la blessure pour la « repousser » vers l’extérieur, la rejeter.
Elle se rend compte qu’une lutte est en cours entre la blessure externe qui aurait tendance à pénétrer dans le corps, et le corps qui se renouvelle, se re-fabrique plus rapidement, repoussant de l’intérieur l’attaque externe. Comme une course de rapidité entre attaque extérieur et renouvellement intérieur.
La course se termine deux jours après, Laetitia Casta ne sent plus la douleur et la blessure est refermée, d’une belle couleur. Elle reprend la marche.
Laetitia Casta se rend compte que la lutte par renouvellement du corps est la seule et unique médecine naturelle, et que cette médecine est suffisante pour guérir la totalité des blessures et infections possibles en pleine nature ( et une grande partie de celles en ville aussi ).
Cette médecine naturelle du corps n’utilise pas les plantes pour guérir, les plantes ne servent qu’à équilibrer en prévention ( immuniser ) pour éviter les carences et leurs conséquences.
L’élimination :
Dès les premiers jours, Laetitia Casta est étonnée parfois, que les pieds quittent les sentiers pour l’amener en forêt, devant un obstacle, et les pieds ne veulent plus avancer (?) Puis elle sent une lente décontraction interne… Le sens de l’orientation l’a guidé au p’tit coin.
De jours en jours, le sens de l’orientation la guide de plus en plus en avance pour aller au p’tit coin, bien avant qu’elle sente la moindre « envie ». Elle se rend compte que se retenir en pleine nature est un danger car les contreparties de se retenir sont de marcher plus rapidement et de relever les yeux du sol, et de chuter.
Le sommeil :
Elle marche du levé au couché du jour ( et pas du soleil, nuance ). Les premiers jours, elle monte la tente lorsque le jour commence à tomber, elle attend sous la tente, dans le duvet et trouve le sommeil lentement, troublée par des « pensées », des « peurs ».
Au trentième jour, en marchant dans une clairière, la vue capte la première variation du jour qui se couche, elle cherche un trop long moment où monter la tente... Soudain le corps semble peser et tomber par à-coups. Elle doit monter la tente rapidement... Elle sent, « apeurée », un bras devenir inerte, puis l’autre, elle ne peut les éveiller. Elle a « peur ». Les jambes se dérobent, le cœur devient doux et flanche, elle s’allonge sur la tente encore pliée, le corps semble se vider comme un récipient, les paupières se ferment sans qu’elle puisse résister. Elle sommeille.
Au point du jour qui se lève ; quand le noir prend la première nuance de bleu du jour; cette première variation contracte la pupille à travers les paupières fermées, et l’éveille. Elle baille très puissamment et sent le corps s’étirer au delà des limites qui lui semblaient possible, puis elle soupire de bien-être. Le corps est agréable et très doux.
Laetitia Casta se rend compte que pendant le sommeil, un bruit inquiétant a fait s’ouvrir l’ouïe un moment pour veiller le bruit, sans suite… puis l’ouïe s’est refermée. Le bruit a recommencé, l’ouïe s’est ouverte de nouveau, et comme le bruit se rapprochait, les yeux se sont ouverts, attentifs. Et pourtant le reste du corps sommeillait profondément. Le bruit s’est arrêté et les yeux se sont refermés, puis l’ouïe un peu après, sans éveiller le reste du corps.
Elle trouve la sensation aussi inquiétante que rassurante ; elle découvre quand même que les sens continuent de veiller pendant qu’elle sommeille.
L’état d’équilibre :
Au quarantième jour, Laetitia Casta, en pleine nature, sent comme un piège : comme si les animaux à griffes, à canines, à becs, à dards, des vers aussi l’encerclaient pour l‘attaquer.
D’un coup, le corps est transpercé lentement par de très longues griffes chauffées à blanc. L’odorat s’ouvre à vif et semble sans narines ; le moindre grain de parfum lointain lui fait une violente piqûre dans le récepteur olfactif interne. Les papilles sont à vif ; comme sans la langue ni la bouche, idem elle sent l’ouïe à vif, comme sans oreilles. Le touché est comme sans l’épiderme ; à vif.
Chaque sens devient extrêmement à vif, douloureux ; la moindre variation sensible est une pointe chauffée à blanc qui se plante dans les yeux, les oreilles, les narines, la langue et à l’intérieur aussi. Laetitia Casta tombe comme agonisante tellement la douleur et la « peur » sont vives. Elle reste immobile, terrifiée par la douleur, qui s’estompe très lentement.
Un long moment après, en se relevant, elle ne sent plus comme avant. Les sensations internes et externes sont bouleversées. Comme si elle se levait pour passer de la marche à quatre pattes à la marche sur deux pieds ; les sens sont bizarres et cherchent comme un nouvel équilibre ( ? )
Pour décrire cet état au mieux ; Laetitia Casta sent que les yeux captent « plein champs » et à vifs ; les pupilles dilatées à fond captent le moindre événement extérieur, et en même temps en bas en haut et sur les cotés, sans que la pupille bouge. Chaque sens est ouvert à l’identique, au maximum, à vif, à la limite de la vive douleur, et pourtant, très étonnant ; l’état est stable.
D’un autre coté, chaque sens capte aussi l’intérieur du corps avec la même netteté. Par ex. le sens du touché capte les variations du vent sur l’épiderme ( à l’extérieur ), et nouveau : il sent les gonflements à l’intérieur des doigts dus aux battements de cœur. Et aussi Laetitia Casta capte des vaisseaux internes comme si elles les touchaient avec les doigts, elle sent le flux gonfler un fort vaisseaux qui bât fort dans la poitrine sur la gauche. Elle sent l’intérieur du corps entier comme si elle avait les sens à l’intérieur.
Le nouvel état est très bizarre ; Laetitia Casta essaie, comme avant, de fixer l’attention sur l’extérieur, cependant l’attention ne se fixe plus que sur l’intérieur ( sur les battements de cœur qui se sentent dans chaque partie du corps, en fait ).
Laetitia Casta se retrouve comme dans une bulle où l’attention est tellement tournée vers l’intérieur qu’elle se retrouve isolée de l’extérieur, comme dans une bulle isolante, qui fait bouclier.
Cet état de l’attention isolée de l’extérieur la préoccupe au début ; elle redoute de ne pas voir les dangers.
Le jour suivant. Elle sent l’attention intérieure attirée par une légère contraction de l’épiderme sur les avant-bras due à une variation de l’humidité. L’attention lui rend compte qu’un orage est là ( depuis un moment, en fait ) et la pluie va tomber. Elle s’étonne que l’attention ne lui ait pas rendu compte de l’orage avant : le ciel est déjà noir et les éclairs sont déjà très forts. Pire, elle se rend compte qu’un bon moment avant ; un éclair très violent est tombé pas loin ( !? )
Laetitia Casta se révolte contre l’« état d’équilibre » qui a masqué un évènement comme les éclairs proche, qu’elle « estime » être assez dangereux pour y faire attention. Elle demande des comptes…
Et le nouvel état rend compte instantanément par une sensation : distraction.
Les sens ont bien capté le violent éclair… et cependant l’ont masqué parce qu’il n’aurait été qu’une distraction, qui aurait détourné l’attention de la marche. Et si elle chutait et se blessait pour avoir regardé l’éclair, elle aurait pu être immobilisée un moment.
Laetitia Casta est étonné que l’état d’équilibre « rende compte » ainsi, et davantage du fait que le motif qui semblait si bizarre soit vrai.
L’attention a décidé d’alerter uniquement de la variation d’humidité, pour anticiper la pluie, pour enlever et mettre à l’abri dans le sac les vêtements qu’elle portaient. Sous la pluie, en pleine nature, très loin des habitations, Laetitia Casta est mieux quasi nue qu’habillée.
Un autre violent éclair tombe plus près, et un moment après, Laetitia Casta est étonnée que l’attention l’ait masqué. Elle est restée impassible, dans la bulle, derrière le bouclier ; les yeux ont bien capté l’éclair cependant une « force » a lutté, et a masqué l’éclair à l’attention. Idem pour l’ouïe, qui s’est comme fermée pour masquer le tonnerre. Avant ; elle aurait tressaillie, et eu très peur, là elle est restée impassible, elle a comme annulé l’éclair, stoppé hors de la bulle. Laetitia Casta se réjouit de se sentir aussi rapide que l’éclair.
L’AUTONOMIE DES SENS :
Avec le nouvel état d’équilibre, les yeux, oreilles et les autres capteurs semblent autonomes ; ils semblent « savoir par eux-mêmes ».
En marchant, les yeux ouverts plein champs passent sur un « reptile » portant une couleur jaune. Les pupilles ont une contraction signalant à l’attention une sensation très précise : un « danger traître » ( !?)
Laetitia Casta sent que l’œil à pleine sensibilité « sait » lire les indications des couleurs naturelles. Comme le sens du touché « sait » lorsqu’il est au contact de l’eau, l’œil « sait » que le jaune foncé signifie la traîtrise.
Ainsi, pour le « reptile », elle verra après, en croisant un livre, qu’il est identifié comme « salamandre tachetée » dont le contact est très urticant. ( D’où le danger traître. )
Laetitia Casta est maintenant isolée dans une bulle qui lutte et qui a un bouclier, elle n’a plus aucune « pensée », ni « peur ». Dans la bulle, l’attention n’est tournée que vers l’intérieur, pour veiller les moindres carences ou excès, les évènements extérieurs ne lui parviennent que par des « sensations » nouvelles, instantanées, précises et très étonnantes venant des cinq sens.
Les « messages » qui lui arrivent sont très étendus ; l’ouïe « sait » au moindre bruit s’il indique un danger ou pas. Au moindre parfum, l’odorat « sait » si la plante est toxique ou comestible… De telles sensations avec la sûreté de savoir, sont indescriptibles.
LES EGAUX :
Plusieurs jours après, Laetitia Casta croise un égal sur le lit d’un cours d’eau très bas. Le passage entre les parois de roches est assez étroit ( trente pas ). Elle ralentit et se range d’un coté pour le laisser passer, et elle sent qu’il se range également. L’attention de Laetitia Casta reste exclusivement tournée pour éviter de chuter à cause les cailloux glissants. Elle ne fait donc pas attention à l’égal qu’elle vient de croiser d’assez près, se forçant à ralentir l’un et l’autre. Il n’a fait attention, lui aussi, qu’à ne pas glisser.
Un bon moment après l’avoir dépassé, elle se rend compte que « l’égal » qu’elle vient de croiser était… un… « grand cerf ». Cependant le terme « cerf » la choque comme un danger, et elle le repousse hors de la bulle. Elle trouve que le terme ( rendu compte par l’attention ) : « égal » est vrai. Elle a senti qu’il s’est rangé, a ralenti, comme elle, et a fait attention à ne pas chuter, comme elle.
L’attention lui rend compte aussi, que l’égal avait levé les bois au plus haut. L’attention de Laetitia Casta l’avait masqué. Elle capte que le test de l’égal de lever les bois indiquait qu’il avait une carence. Il aurait du évaluer l’état équilibré de Laetitia Casta en un coup d’œil ( posture, lenteur des pas, etc. )
Laetitia Casta se rend compte qu’en cas de duel avec l’égal, elle l’aurait emporté : il se serait blessé, et pas elle.
LA VRAIE LOI DE LA JUNGLE
Laetitia Casta n’aurait pas été « plus forte » que l’égal dit « cerf », nuance. En pleine nature dite « sauvage », Laetitia Casta ne constatera pas la « loi du plus fort » qu’elle avait si souvent entendu avant. Chacun, en pleine nature, est intégralement égal.
Lorsqu’un égal ( dit « loup » ) veut attraper un égal ( dit « lièvre » ), si les deux sont équilibrés : l’issue est à chaque fois un abandon commun de la poursuite par épuisement des deux.
Si l’égal dit « lièvre » a la moindre carence, il hésite, ralentit ou chute, et se fait attraper. Si l’égal dit « loup » , a une carence, il chutera ou se blessera avant, et peut même ne plus s’en relever.
Les égaux dits : « loup » et « lièvre » sont vraiment égaux. La notion de « proie et prédateur » est aussi fausse : si l’égal dit « lièvre » sent que l’égal dit « loup » a une carence ( « faiblesse » ), il peut l’attendre et le narguer pour l’amener sur un terrain difficile pour qu’il se blesse. Qui a été le prédateur de qui ? Ils sont égaux.
La « loi de la jungle » n’est pas la loi du plus fort. Chacun a la plus grande tranquillité à égalité en pleine nature, le seul et unique « prédateur » est la moindre carence interne, qui ne vient pas des égaux.
LA FORCE
Laetitia Casta sent que l’état d’équilibre lui donne une force sans limite. Sous un arbre, elle regarde une feuille beaucoup trop haute pour qu’elle puisse la toucher. Elle sait qu’elle ne peut pas, pourtant elle saute pour l’attraper ; trop court. Elle saute plus fort, elle se rapproche. Elle se plie et se détend, et saute très fort ; pas loin. Elle saute de nouveau bien plus fort qu’avant et la touche presque. Elle saute plus fort et se sent s’envoler, et touche la feuille.
Cependant, après… le corps retombe un peu engourdi... Elle se sent vulnérable ; si elle devait à nouveau sauter peu après pour éviter un danger, le corps ne répondrait pas. Elle se rend compte qu’elle peut puiser de la « force » tant qu’elle veut, en contrepartie la force immobilise pendant une trop longue durée avant rétablissement intégral. La force se révèle trop coûteuse et Laetitia Casta sent qu’elle doit éviter d’y avoir recours.
Après avoir découvert les contreparties des carences et les contreparties de la force, l’état d’équilibre, qui doit les éviter, en devient plus légitime, et plus stable aussi.
Elle sent que l’égal dit « grand cerf », en fait, ne l’aurait pas « attaqué ». Laetitia Casta a senti qu’il était égal et qu’il avait également ; le devoir de conserver le corps pour le transmettre le plus équilibré possible à la génération suivante ( héritage naturel ).
Laetitia Casta se trouve dans une intégrale tranquillité ; la « peur » d’être « attaquée » ou de devoir « attaquer » pour se défendre disparaît. ( Cette « peur » était un signe d’une carence, en fait. )
Elle est bien loin des « fauves prédateurs féroces et redoutables » qu’elle supposait, et se préparait à rencontrer. Elle sait les égaux comme les enfants les décrivent : « des papas et des mamans « ours », « cerfs », etc. »
SE PERDRE
Plusieurs jours avant, Laetitia Casta s’est sentie attirée pour entrer en pleine forêt et quitter les sentiers. Elle avait mille « peurs » : de se perdre, d’être « attaquée », de se blesser et de ne pouvoir être secourue, peur de « mourir », du « froid », d’avoir « faim » et beaucoup d’autres.
Guidée par le sens de l’orientation ( avant qu’il ne devienne l’état d’équilibre ), elle entre dans une forêt, pas après pas, gardant de vue le sentier. Les peurs sont intenses et amène des quasi hallucinations.
Elle s’arrête à chaque pas, écoute, et elle a très « peur » parce que de puissants battements de cœur assourdissent et des larmes emplissent les yeux. Sans la vue ni l’ouïe, elle est très gênée, la « peur » devient intense de ne pas voir ni entendre un danger.
En fait, elle s’est rendu compte après, que cet état spectaculaire venait de l’état d’équilibre qui commençait à venir. Il est venu de la nouvelle nécessité de marcher en sûreté en se perdant, loin des secours ; les sens devenaient autonomes et s’ouvraient plein champs ( d’où les larmes et l’ouïe assourdie ).
Au même moment, comme vu pour l’état d’équilibre stable, l’attention commençait à se tourner vers l’intérieur pour veiller à éviter la moindre carence ( pour donc éviter le seul vrai danger ).
En se perdant, cet état très spectaculaire ressemblait à de la « peur » extrême, à une terreur avec des pointes de peur dite « panique ». Se perdre a été très difficile, cependant, à chaque pas, la terreur montait et en stoppant pour observer ; elle ne voyait aucun danger. Elle s’est ainsi rendu compte que cet état venait d’elle.
Après que l’état spectaculaire se soit un peu stabilisé, elle continue à avancer, elle se rend compte qu’elle a perdu le sentier. Elle reste figée, s’attendant à s’effondrer de terreur en criant qu’ « elle est perdue »… Et pourtant, elle reste immobile et ne retourne pas chercher le sentier.
Un moment après, le jour commence à tomber, et en voyant un endroit où elle va se coucher, elle soupire de soulagement. Elle se rend compte qu’elle ne sait pas où elle est, et personne ne peut le savoir. Elle est loin des chemins ; elle ne peut être ni suivie ni attendue. Pour la première fois, elle va est sommeiller vraiment tranquillement.
Elle n’a plus aucune « peur », elle se rend compte qu’elle n’est pas « perdue ». En pleine nature très loin des habitations, elle est uniquement perdue des repères ( contre natures ) de la ville. En se perdant de la ville, elle a retrouvé les repères naturels dont elle était perdue.
L’âge de Laetitia Casta, nomade - cueilleuse :
En marchant, Laetitia Casta sent qu’elle capte et évite les lieux où pourraient se trouver des dangers possibles, comme les cours d’eau, les sols humides ou instables, les lieux trop en altitude, etc.
Laetitia Casta est arrivée à l’état d’équilibre, et au quotidien de nomade cueilleuse, comme Grohoark Casta avant qu’il ne taille la première pierre. En pleine nature, elle est tranquille, elle s’hydrate bien, se nourrit bien, élimine bien, sommeille bien, la tête est vide, le cœur est plein.
En marchant à l’orée d’une forêt, elle capte un mouvement. Elle dit instantanément un « bonjour », comme pour dire « vu ». Deux enfants nomades en nu-pieds et avec des capes, en surgissent et répondent au bonjour.
Ils marchent rapidement devant elle et il passent derrière une colline, elle ne les voit plus. Laetitia Casta arrivée en haut de la colline, s’attend à les voir, et là… Les enfants ont disparu ( ?! ) Pourtant, l’étendu est vaste, dégagée et plate.
Elle continue et plus loin, elle voit les enfants resurgir d’une forêt, avec une dame discrète et vêtue d’une cape sombre, qui la salue et lui présente des excuses pour les jeux des enfants.
La dame lui propose, d’une belle voix posée, de l’accompagner un peu, elle accepte. Et après, au moment de lui dire au revoir, Laetitia Casta se tourne vers la dame et dans un coup d’œil, voit pour la première fois le visage.
Laetitia Casta est abasourdie, elle se rend compte que la dame est très très âgée, sans pourtant pouvoir lui donner un « âge en années ». Les cheveux sont très noirs, luisants, juste un peu gris foncé aux tempes. L’épiderme est charnue, la couleur est un peu pâle avec du beau rose aux joues, le visage est plutôt beau et doux. Les yeux sont vifs et brillants. Elle a le pied sûr, le geste vif et ferme. La voix est claire.
Laetitia Casta a vu dans le regard et pendant la marche, que la dame avait la même complicité qu’une « adolescente ».
L’état d’équilibre lui rend compte que les sens ne l’ont pas trompé ; la dame est restée identique depuis la puberté. « Elle a l’âge des artères » ; pratiquement aucune carence, aucun excès dû au nomadisme en pleine nature. Elle n’a subit presque aucune dégradation. Laetitia Casta sent que lui donner un âge en années est un réflexe sédentaire qui n’a plus de sens pour une égale nomade (- cueilleuse ).
Le mariage sauvage :
Au cinquantième jour, en traversant une prairie, Laetitia Casta croise le premier « égal », masculin ( sédentaire ) depuis la découverte de l’état d’équilibre.
Un coup d’œil suffit ; de puissants battements de cœurs la poussent vers lui, sans s’en rendre compte. Pendant un bref échange, d’abord agréable, Laetitia Casta tourne autour de lui et lui aussi autour d’elle, sans se quitter du coin de l’œil, sans se faire face ni passer l’un derrière l’autre. Puis, pendant l’échange, il prononce des termes qui sont des signes de carences, le cœur de Laetitia Casta en ressent un reflux à chacun d’eux ; une contrariété. Puis, l’échange se termine plus tendu, et ils s’éloignent.
Un moment après, elle n’en revient pas d’un tel élan, et avec le premier venu.
L’état d’équilibre lui rend compte qu’elle a le devoir naturel de se marier avec le premier rencontré du genre masculin… s’il ne présente pas de carence. Dès la rencontre, le mariage sauvage se déclenche et les tests naturels commencent ; ils ne doivent pas se quitter du coin de l’œil, ni se passer l’un derrière l’autre, etc. Des termes ne doivent pas être prononcés, ni aucun autre signe de carence ( posture, attitude, etc. ) sinon le mariage s’arrête net.
Ensuite, si le test est passé sans signe de carence ; l’un doit marcher dans une direction sans s’en rendre compte, l’autre doit suivre puis changer de direction, et l’autre doit suivre. Puis les bousculades ( pour tester l’équilibre, la vivacité, l’intégrité. ) L’un courre provoquant l’autre, et l’autre ne doit pas courir ( pour assurer le secours en cas de chute ).
Ensuite, ils doivent se perdre des chemins sans s’en rendre compte ; test naturel pour vérifier qu’aucun n’est dépendant à l’alcool, au tabac, à un traitement, d’une autre relation, d’un lieu, etc. Le test sert à assurer la sûreté d’un possible enfant en cas de danger ; chacun doit pouvoir quitter un lieu en un instant en abandonnant définitivement la totalité des « biens » et des relations d’un lieu.
Le mariage sauvage s’arrête avec le jour, et peut recommencer depuis le début chaque jour, même avec le même égal.
S’ils avaient passé les tests avant la tombée du jour, ils auraient senti le corps chauffer si fort qu’Ils auraient du enlever les vêtements, se trouvant nus et inquiets.
Ils auraient senti les violents battements de cœur ouvrir les sens si à vifs que les sens en auraient été saturés, aveuglés, arrêtés.
Les sens arrêtés, ils se seraient retrouvés comme suspendus nulle part dans le corps, pas évanouis, pas éveillés, sans contact avec l’intérieur ni l’extérieur. Comme une absence pendant qu’il sentiraient que le corps continue… quoi… ( ? )
Revenant à eux, ils auraient senti qu’il s’est passé un moment ( long ou court ) pendant lequel un événement s’est produit avec leurs corps, qui aurait été comme contrôlé par quelqu’un d’autre, parce qu’ils ne l’auraient pas retrouvé comme ils l’auraient « quitté ».
Ils se seraient sentis comme s’il avaient un nouveau devoir à faire ensemble. L’un aurait essayé de fuir l’autre… Sans y parvenir. Ils se seraient rendu compte que, partis du simple jeu agréable du début, ils se seraient retrouvés unis, à leur insu, par le mariage sauvage.
L’OISEAU DE TONNERRE
En marchant, un peu après la rencontre, Laetitia Casta est stoppée par le tonnerre qui vient soudain vers elle. Comme si les éclairs tombaient en continu. La bulle lutte, puis les genoux flanchent, les yeux cherchent et sont attirés par un oiseau de tonnerre très près, très bas. Retentit aussitôt un coup violent ; comme si l’oiseau de tonnerre avait donné un coup de poing de la taille des nuages, dans les nuages. Le coup blesse l’ouïe et fait une violente compression dans les poumons qui lui coupe le souffle. Laetitia Casta tombe accroupie, une main au sol, les oreilles et les poumons très douloureux.
Avant, elle l’aurait appelé « un avion de chasse » et un « bang supersonique ». De tels termes sont repoussés hors de la bulle, elle a capté un oiseau de tonnerre qui lui a donné un coup très douloureux de pointe glacée dans les oreilles, et aussi un coup violent et douloureux dans les poumons.
Le choc de la civilisation :
Dix jours de marche après, sans avoir vu la moindre trace d’habitation, Laetitia Casta stoppe la marche, pétrifiée par un bruit de tonnerres géants et terrifiant. Comme une armada géante d’engins de fer de destruction qui avancerait vers elle en broyant la forêts entière. L’attention est à vif, les sens grands ouverts pour localiser le danger, et elle ne voit qu’une plaque rouge qui glisse à trente pas devant.
Le tonnerre s’éloigne, puis disparaît avec la plaque rouge. Laetitia Casta reste sous le choc d’une douleur très vive et très froide dans les oreilles, la même que l’oiseau de tonnerre ; comme si on avait donné un grand coup de masse sur une grande enclume au plus près des oreilles.
Puis, en avançant, elle voit une large bande noire choquante à l’odeur très forte et âcre qui l’écoeure, la fait saliver et lui coupe la respiration. Elle est révoltée par la blessure faite à la nature, rendant écoeurantes l’eau et les plantes qu’elle voit autour. Elle est révoltée d’autant que les yeux sont choqués par un soleil vert, puis un autre orange dessus, qui disparaît aussi, puis un autre rouge.
Après un long moment, des termes lui reviennent : …« feu tricolore », la bande noire… : « route », la plaque rouge … « toit d’une voiture » et le tonnerre … « bruit de moteur ». Ces termes dangereusement rassurants sont repoussés hors de la bulle. Elle préfère les saisir comme ils sont arrivés. L’état d’équilibre lui en a rendu compte dans la bulle : d’une plaie, de tonnerres, d’engin de fer, de soleils.
Le choc auditif a blessé l’ouïe, et elle sait qu’elle devra, comme pour l’oiseau de tonnerre, rester immobilisée deux jours avant de repartir, sinon elle perdrait l’équilibre et se blesserait au premier obstacle, qui en pleine nature ne peut s’éviter longtemps avec une telle carence auditive.
L’ouïe s’est rétablie complètement après huit - dix jours. En marchant, les jours suivants, Laetitia Casta se rend compte qu’elle est guidée vers la ville.
Elle sent le choc de la civilisation : pas celui d’entrer en ville ; elle sent le choc de sortir de la vraie civilisation qu’est la pleine nature dite sauvage.
Laetitia Casta ET LA VILLE :
En approchant des habitations, sur un sentier le long d’un bois, elle est choquée par un coup de tonnerre, dit « tir » d’un égal qui chassait, et qui se trouvait à cinquante pas d’elle après un tournant. Il n’avait pas de visibilité et ne l’avait pas vu, il en a été choqué aussi.
Après, à l’entrée des premiers lieux habités dits « hameaux » ou « villages », Laetitia Casta doit faire un long détour pour éviter un égal menaçant dit « chien » qui n’est pas tenu. Lors du détour, un autre égal dit « chien » pas tenu vient s’arrêter, alerte et aboyant face à elle, sur la bande noire. Devant la menace, elle sent une contraction froide la glacer.
Laetitia Casta redécouvre un lieu ( « campagne » ) qu’elle trouvait avant paisible, qui se révèle, en fait, un lieu d’incivilités et de vrais dangers.
En marchant, elle bouche les oreilles et baisse les yeux pour éviter la moindre exposition aux engin de fer, dont la vue lui fait la même douleur de contraction froide qu’un coup de doigt sur la pupille.
Elle sait qu’elle doit rester loin des engins de fer, car l’un pourrait quitter la bande noire et une telle blessure serait irréparable par la médecine naturelle du corps.
Un moment après, un engin de fer passe pourtant très près d’elle. Elle sent une vague de froid envahir le corps, la geler, la contracter. Elle s’en prend à l’état d’équilibre qui a capté et pourtant masqué l’engin de fer, elle n’a pas pu aller à l’abri.
Une « pensée » rassurante lui vient disant qu’elle avait « peu de chances » ou de « risques » d’avoir un accident ; peu « probable ». Elle repousse ces termes dangereux hors de la bulle, et l’état d’équilibre lui rend compte d’un danger sournois : le jeu de hasard.
Les termes ; « chance », « risques », « peu probable » qui lui arrivent sont choquants, d’une part, parce que des « pensées » sont des signes et d’autre part parce que ces termes avaient disparu depuis les premiers jours en pleine nature.
Laetitia Casta se rend compte que le danger du jeu de hasard provient d’une suite d’événements identiques et répétitifs, comme le passage répétitif des engins de fer. La répétition anesthésie l’attention qui perd la mesure du grand danger qu’est le choc d’un seul engin de fer.
L’attention a été anesthésiée par le jeu de hasard, cependant le corps s’est contracté pour prévenir du choc « possible » ( et pas « probable » ). Ainsi, à chaque passage d’un engin de fer à proximité, sans barrière, le corps se contracte intégralement pour prévenir du choc au pire. Les conséquences de la contraction glacée seront décrites après.
Ceux qui ont animé les engins de fer, ont fait en contrepartie un piège inévitable pour les égaux, qui les met sous l’emprise du jeu de hasard.
Laetitia Casta se rend compte, d’abord étonnée, qu’il n’y a pas le danger du jeu de hasard en pleine nature, Les sens équilibrés captent de loin les moindres pièges et obstacles ; chaque pas n’est posé qu’après examen minutieux du sol. Si un lieu présente un danger possible, un aspect d’embuscade, glissant, d’éboulement, etc. l’état d’équilibre stoppe les pieds et fait un détour qui peut durer une journée.
Note : test pour vérifier que le piège du jeu de hasard est inévitable : si l’on invitait un égal à regarder, d’abord en silence, des engins de fer passer sur une bande noir très passagère. Ensuite, dans les cinq premières phrases de l’égal ( pas préparé au test ), sera prononcé le terme « hasard, chance, malchance, probable, jeu, jouer, parier, risque, coup de dé, as, etc. » ( signes du jeu de hasard ) quel que soit le contexte de la phrase prononcée.
LA NATURE DE Laetitia Casta
En suivant la bande noir, elle en trouve une autre ; ( « trottoir » ). Le premier égal qu’elle croise l’alerte ; il a la tête qui dodeline, les yeux grands ouverts et n’a pas l’attention où il marche. Laetitia Casta le croise avec tension et se rend compte que l’autre égal ( dit « grand cerf » ) circulait mieux.
Laetitia Casta n’a l’attention tournée que vers le prochain pas, même si les obstacles sont rares. Elle ne jette que de très vifs coups d’oeils, qui ouverts plein champs et à vifs, saisissent les moindres détails.
Elle croise un enfant, et en un coup d’œil, elle capte ; la tête qui balance et les tempes contractées : signes de carence en sieste naturelle, la démarche rapide et les yeux en l’air : signes de rétention d’uriner, une légère grimace du menton : carence alimentaire en acidité. Il suce un pouce et l’enlève pour dire, en contractant les sourcils ; « méchante » à la mère : signes de carence en hydratation. L’autre main frotte le contour des lèvres ; signes de chocs thermiques sur la langue, il s’exprime en criant : signe de choc thermique dans la gorge.
Laetitia Casta n’en revient pas que le nouvel état d’équilibre ait saisit les si nombreuses moindres carences comme elle aurait saisit une branche.
Avec les sens à vif, qui savent ; elle capte les moindres signes de carences ou d’excès : en aigreur, douceur, amertume, humidité, hydratation, etc. L’état d’équilibre rend compte de la nature de Laetitia Casta : la maternité.
Les chocs glacés de la ville :
Les habitations sont de plus en plus rapprochées, Laetitia Casta ressent de plus en plus de chocs et en permanence. L’odorat est choqué par les odeurs de « fritures » tièdes, par l’odeur forte de la bande noire, les nuages acres et piquants des engins de fer, le souffle frais et moisi venant des soupiraux, et d’autres.En pleine nature, elle inspirait à pleins poumons, là depuis la bande noire elle sent l’inspiration se bloquer à demi capacité.
Dès que la vue reste exposée à un produit façonné : plastique, image, « miroir », « vitre », à une construction, etc. Laetitia Casta sent comme un coup de doigt sur la pupille. Elle ne capte plus les objets par des « noms » comme avant. Elle les capte comme des signes de carences : « radiateur » ; signe de chocs thermiques, « boite à images qui bougent » : excès de rétention des deux nécessités d’éliminer, etc.
Pour le sens du touché, Laetitia Casta sent le doigt se contracter en approchant un « interrupteur », du « plastique », un « livre », un « tissu synthétique », etc.
Elle sent le corps se contracter intégralement en marchant sur un « pont », en passant sous une « toiture », en entrant dans une « habitation », en s’asseyant sur une « chaise ». Le corps ignore la « probabilité » ou « risque » ( jeu de hasard ) qu’à une « toiture », une « chaise » ou un « pont » de s’effondrer, comme il est « possible » qu’ils s’effondrent, le corps se prépare au choc.
Avant le départ, elle ne sentait pas de danger en passant sur un pont, et elle l’aurait trouvé absurde et amusant. Pourtant, elle capte un point commun par rapport à avant qui est la sensation désagréable de contraction glacée, de gel, de « froid » : le « stress ».
DES CHOCS AUX CARENCES :
En marchant, Laetitia Casta est alertée en frottant les sourcils ; elle se rend compte qu’ils sont un peu contractés ( signe de légère carence en hydratation ). Et l’état d’équilibre ne l’a pas capté.
Elle sent la zone des sourcils comme anesthésiée. Elle se rend compte que les « contractions glacées » qu’elle sentait en passant sous une « toiture », en croisant un engin de fer, par ex. ont anesthésié le corps en prévention de blessures possibles ( et pas « probables. » )
Hors l’état d’équilibre régule l’hydratation avec le sens du touché, en captant la contraction des sourcils. L’épiderme ayant été anesthésié, le sens du touché avec, l’état d’équilibre ne peut plus sentir les contractions, et ne peut plus réguler l’hydratation.
( La contraction glacée du corps, est identifiée par la médecine sédentaire comme ; « décharge d’adrénaline » : une protection préventive contre les blessures possibles d’un choc possible. )
Laetitia Casta redouble d’attention, elle doit veiller les moindres signes de régulations, dont l’état d’équilibre n’avait pas rendu compte avant puisqu’il s’en occupait naturellement :
Equilibre : hydratation
Zone de régulation : sourcils
Cause de la perte de la régulation : chocs sur le sens du touché ( épiderme ) qui ne sent plus l’état de contraction des sourcils.
Capacités liées à l’équilibre en hydratation : mobilité, amabilité, lutte contre le climat
Signe de carence en hydratation : contraction des sourcils
Signes en termes prononcés ( quel que soit le contexte ) ou « pensés » ou en attitudes : « soif », « sec », « méchant » ( et dérivés : méchanceté, etc. ), « sucer un pouce » pour les enfants, embrasser sur la bouche, etc.
Signe de carence avancée ; immobilité, attitude désagréable, contraction permanente des sourcils, ride(s) entre les sourcils, poils des sourcils qui deviennent gris puis blanc.
Excès en hydratation ; rare
Danger conséquent : blessures lors de gestes agressifs, représailles d’incivilités dues à l’attitude désagréable. Indirects : rhumes ou autres atteintes causés par les chocs thermiques
Equilibre : alimentation
Zone de régulation : langue
Cause de la perte de la régulation : chocs thermiques sur la langue ( glaces, boisson chauffées ) anesthésiants le sens du touché qui ne capte plus l’état de contraction des zones de la langue, selon les carences en saveur ( acide, sucré, doux, amer, etc. )
Capacités liées à l’équilibre alimentaire : force endurante, lutte contre le climat
Signes de carence alimentaire : altération de la voix. Contractions des muscles de la moitié basse du visage selon les carences alimentaires ( saveurs ). Puis, grimaces liées. Attitudes excessives liées aux grimaces. Termes prononcés associés à une attitude : « sucré », « amertume », « aigrie », etc.
Signes de carence avancée ; rides figeant les grimaces sur la moitié basse du visage.
Signe d’excès en quantité alimentaire : appropriation, guerre
Danger conséquent : blessures
Equilibre : sieste naturelle
Zone de régulation : tempes
Cause de la perte de la régulation : chocs thermiques sur le sens du touché qui ne sent plus l’état contracté ou décontracté des tempes.
Capacité liée à l’équilibre en sieste: régénérescence, équilibre, attention
Signe de l’équilibre en sieste: tempes décontractées
Signes de carence en sieste : tempes contractées qui maintiennent les yeux ouverts. Termes prononcés, venant en « pensées » : « fatig… », « crevé », « colère », « mort », ( « réalité » : signe combiné. )
Signes de carence avancée en sieste : cheveux des tempes qui deviennent gris, puis blancs.
Danger conséquent : dégénérescence partielle.
Equilibre : élimination urinaire
Zone de régulation : sommet du crâne
Cause de la perte de la régulation : chocs thermiques, chocs de passer ou rester sous une « toiture », etc. qui anesthésient l’épiderme avec le sens du touché qui ne sent plus la contraction du sommet du crâne.
Capacités liées à l’équilibre en élimination urinaire : concentration, marche en sûreté, protection contre les chocs visuels
Signes d’excès de rétention d’uriner : contraction de l’épiderme du sommet du crâne, qui relève les paupières, et mène à l’attitude : « curiosité ».
Autres signes : yeux grands ouverts, marche rapide, courir, pincement puis mordillement des lèvres, couleur rouge puis violette des lèvres, main posée vers le haut du crâne.
Termes prononcés ou venant en « pensés »: « curieux », « curiosité », etc. « vite », « pressé », « courir », « pistolet », « canon », « fusil », « four », les jurons : « put… », etc.
Idem ; les « pensées », termes, attitudes : « sex… », etc.
Signes de carence avancée ; troubles et douleurs urinaires, dégradation des cheveux sur et autour du sommet du crâne, qui ne sont plus alimentés et deviennent gris, puis blancs, puis tombent. Dessiccation des yeux.
Danger conséquent : chute, contreparties de se trouver mêlé à des querelles
Equilibre ; élimination fécale
Zone de régulation : du bas du crâne arrière à la nuque jusqu’au haut des épaules
Cause de la perte de la régulation : chocs thermiques sur le sens du touché qui ne sent plus l’état contracté de la nuque, qui mène à une rétention fécale
Signe de l’équilibre en élimination fécale : adresse, précision
Signe de carence en élimination fécale : posture ; contraction de la zone de la nuque qui relève mécaniquement la tête vers le haut. Et mène à l’attitude, aux termes et pensées : « maladresse », « raté », aux jurons : « merd… » , « zut », « caca boudin » et autres pour les enfants, ( « collectionner » : signe combiné ), « thésauriser », « poisson », « forme », « affaire », « valeur », « or », « embarrass… », « débarrass… », ( « occasion » signe combiné ), « train », et quelques autres.
Autres signes ; transpiration, main posée sur la nuque ou démangeaison.
Signe avancés ; la contraction réduit la circulation dans la zone de la nuque et l’arrière du crâne, les cheveux moins alimentés deviennent gris, puis blancs.
Equilibre ; sommeil
Signe de l’équilibre en sommeil : vivacité, attention
Les signes ne sont pas précis, ils se confondent avec les signes de la sieste, la zone du front semble être la zone de régulation, cependant la vue et l’ouïe sont liées au sommeil.
Signes de carence en sommeil : chute, se mordre les lèvres ou la langue, les attitudes ou termes ou « pensées » ; « fatig… », trous de mémoire, « oubli… ».
Signe de carence avancée en sommeil : rides horizontales sur le front
Généralités sur les signes :
Les signes sont les mêmes pour chaque égal, et aussi pour les égaux dits « animaux » en pleine nature.
Les termes entre guillemets dans le document sont exclusivement des signes, qui indiquent une carence dès qu’ils sont prononcés ou « pensés » ou en attitudes, sans exception, quel que soit le contexte.
Par ex. lors d’un discours du plus notable des « présidents » ou « écrivains » ou « scientifiques » ou « journalistes » qui dirait « qu’il n’oubliera pas les morts de telle événement ». Les termes « oublier » et « morts » indiquent qu’il avait, au moment du discours, une carence en sommeil et en sieste. Sinon il aurait dit : « qu’il garderait le souvenir des personnes décédées lors de telle événement. »
Les signes changent ( et s’ajoutent ) selon la gravité de la carence ; par ex. le terme « soif » signale une carence moindre que le terme « méchant ».
Test : par ex. dès qu’un enfant dit « vous êtes méchants », en lui donnant deux à trois grands verres d’eau immédiatement, il soupire, ne dit plus le signe durant la journée et les sourcils se décontractent. En cas de carence avancée, il suffit de masser la zone de régulation ( sourcils pour l’exemple ) vers le bas pour réveiller un peu la régulation d’hydratation ( idem pour les autres zones ).
Les signes et leurs liens stricts avec les carences se vérifient ainsi ; à chaque signe ; il suffit de compenser la carence, et un soupir vient. A chaque fois, sans aucune exception.
Les termes précis sont pratiques pour décrire les signes par écrit, cependant l'état d'équilibre ne les saisit pas ainsi ; il en sent le choc et les masque, et le choc permet de lier un terme prononcé à une carence. D'autre part, l'état d'équilibre capte d'autant mieux les signes qu'ils sont accompagnés de gestes, de postures, de tics ou contractions du visage, du cou et des grimaces lorsqu'ils sont prononcés.
Les signes ne "s'apprennent" pas ; sinon en contrepartie l'état d'équilibre ne peut plus les capter. La "connaissance" ( signe de carence ) mène à ne plus savoir.
Le genre féminin ( sédentaire ) capte plus ou moins fortement les signes sur les enfants après une grossesse, ensuite, à cause des chocs ils se ressentent de moins en moins.
REGENERESCENCE
Laetitia Casta croise un « miroir » qui provoque un choc ; une vive douleur froide sur les pupilles. L’état d’équilibre rend compte que le « miroir » est un danger qui a pour contrepartie; les « pensées », les termes prononcés et les attitudes de vanité ( signe : « orgueil » ). Elle se rend compte qu’à chaque attitude dite de vanité, la cause est exclusivement une exposition au reflet d’un miroir quelques jours auparavant. Le reflet sur l’eau a le même effet en pleine nature, même sur les égaux dits « animaux »
Après le choc, le reflet qu’elle a vu est un autre choc. Elle n’a pas vu le reflet fait ni fait attention au visage depuis plus de cinquante jours, et elle ne retrouve plus le visage qu’elle avait vu avant le départ.
Elle retrouve le visage qu’elle avait à l’adolescence ; lors du coup d’œil elle saisit que le visage est plein, l’épiderme est d’un beau rose, épais, très doux au touché et très hydraté. Les cheveux sont très solides, luisants, soyeux et doux, elle sent un fort influx dans les racines lorsqu’elle les tire, la couleur est intense. Le blanc des yeux est très blanc, les yeux sont très brillants. Elle sent l’irrigation dans les dents, elle peut mordre sans limite et ressentir un fort influx luttant dans les racines des dents.
Le nouvel état d’équilibre lui rend compte qu’elle a : régénéré. Le terme « rajeunie » lui vient en « pensée », cependant ce terme qui est un signe, est repoussé hors de la bulle, Laetitia Casta a saisit, comme elle aurait saisit une branche, qu’elle a régénéré.
DEGENERESCENCE - REGENERESCENCE
Le terme : dégénérer ( dont le signe est « vieillissement » ) ne devrait pas être utilisé sans le terme : régénérer ( dont le signe est « rajeunissement » ) : le corps, ou une partie du corps dégénéré, même sur plusieurs générations, peut se régénérer rapidement et intégralement.
Depuis la puberté, Laetitia Casta observait avec détresse l’épiderme, les dents se dégrader lentement. Elle sentait qu’elle « n’y échapperait pas ». L’épiderme se riderait, les cheveux blanchiraient, les dents s’abîmeraient ; la nature ne l’avait pas bien faite.
En fait, l’état d’équilibre lui rend compte que le corps dégénère à cause des chocs :
Pour l’hydratation, par ex. : les chocs anesthésient le sens du touché, qui ne peut plus capter l’état contracté ou pas des sourcils ( pour la régulation de l’hydratation ). Les chocs réguliers amènent une carence en hydratation régulière qui maintiennent contractés les sourcils en permanence ; une ride apparaît peu à peu.
D’autre part, les flux internes circulent moins bien autour et dans les sourcils qui sont contractés ; les poils des sourcils étant moins alimentés, ils deviennent gris, puis blancs : ils dégénèrent peu à peu.
Idem pour les cheveux aux tempes pour la carence en sieste naturelle, idem pour les cheveux du haut du crâne pour la carence en élimination urinaire, etc.
Les contractions ont aussi un effet « mécanique » ; les vaisseaux sont comme des cordes qui tirent et modifient peu à peu la posture, ou ils sont comme des filets qui enserrent et peuvent modifier le squelette par contrainte les signes sont : sensation et termes : « prison », « barreaux », « contrainte », et quelque autres.
La régénérescence est l’inverse : la réduction, puis l’évitement des chocs amène peu à peu l’éveil des sens anesthésiés ( les plaques de piqûres de fourmis rouges que Laetitia Casta avait senti, et la quasi agonie ), ensuite les sens captent les contractions des zones de régulation ( sourcils contractés, tempes, haut du crâne, nuque, etc. ) et compensent les carences. Puis les équilibres alimentaires, d’hydratation, de sommeil ( entre autres ) reviennent peu à peu, et le corps re-fabriquent les parties juvéniles du corps, qui régénère pendant la sieste naturelle.
Laetitia Casta se rend compte aussi, qu’à ce moment, pour la première fois elle est vraiment belle ( et pas à cause de l’effet du « miroir » ). Auparavant, elle se sentait foncièrement une laideur depuis la puberté ; au fond, naturellement, elle se savait aussi laide que l’eau stagnante qui se dégradait de jour en jour, et pas aussi belle que l’eau vive qui reste vive.
Le mariage sauvage ne peut pas se produire avant quarante jours de régénérescence. La dégénérescence, par les troubles de la circulation pourrait amener un mélange des flux internes ( comme le sang, la semence et l’urine par ex. ou trop de sucre, pas assez d’acidité, etc.) et pourrait, au mieux amener une stérilité temporaire ou durable, ou pire, une dégradation du corps de l’enfant.
Ainsi, le mariage sauvage ne peut se déclencher qu’avant régénérescence, pour restaurer ou assurer une pleine fécondité et éviter de telles conséquences.
LE CODE
Dans un moment de laisser aller, Laetitia Casta se demande si le départ était utile, s’il valait mieux ne pas savoir, s’il valait mieux ne pas sentir que passer sous une « toiture » ou s’asseoir sur une « chaise » sont des dangers… Les relations et le quotidien vont peut-être être très compliquées.
Très Inquiète, elle demande des comptes à l’état d’équilibre, qui lui rappelle qu’il a guidé vers la ville, et qu’il continue à guider en ville…
En marchant, un peu désorientée, Laetitia Casta en un coup d’œil, capte un égal portant une chemise jaune foncée qui cherche en vain à en convaincre un autre de lui faire confiance. Laetitia Casta capte le « danger traître » sur le jaune foncé de la chemise qui est quasi le même que celle du reptile qu’elle avait croisé. En conséquence ; la personne n’obtiendra pas la confiance ; l’autre égal capte sans s’en rendre compte le message de la couleur.
Autant amusée qu’inquiétée, Laetitia Casta sent un soupir de soulagement ; signe que l’état d’équilibre l’a guidé en ville pour qu’elle se rende compte que le code de couleur naturel continue en ville.
Peu à peu, en exposant les yeux davantage aux vêtements ; Laetitia Casta capte que l’intégralité des relations en ville est dicté par le code des couleurs naturelles. Le signe qu’une couleur a un effet d’influence sur une personne est le terme « pensé », prononcé ou la sensation : « désobligeance », « être obligé », « obligation », etc.
D’abord très amusée, Laetitia Casta se pare de couleurs pour les tester ; elle pare le haut d’une veste bleu-noir. Veste ; « protection », bleu-noir ; couleur du point du jour et message de la vive attention et indique ainsi qu’elle est protégée du décalage avec le jour.
En achetant un fruit à un égal, Laetitia Casta tend la main lentement pour avoir la monnaie, sans lever les yeux. Il rend la monnaie, d’abord agité, puis, interpellé par la couleur bleu-noir, il se ravise et déplace la monnaie dans la main pour la recompter avec la plus grande attention. La couleur l’a influencé ( « obligé » ) à la plus vive attention.
Laetitia Casta s’amuse, teste. Le code est précis ; elle peut aller où elle veut ; approcher n’importe quel groupe, influencer ( « obliger » ) qui elle veut à avoir les attitudes qu’elle veut. Avec l’utilisation de couleurs à la limite entre clair et foncé, les personnes hésitent et dévoilent leurs intentions. Laetitia Casta a une longueur d’avance sur chaque égal.
Puis, lors d’un test avec un chemisier gris clair ( gris : couleur de l’inconnu, clair : faux ), elle est choquée de dévoiler le nom de « Laetitia Casta » à un égal qui vient de lui dire le nom qu’il porte. Laetitia Casta, qui jusque là n’avait pas été identifiée, trouve un prétexte et s’enfuit. Elle se rend compte que la couleur qu’elle porte vient de l’influencer ( « obliger » ) elle-même. L’effet du vêtement ( de la couleur ) s’est retourné contre elle.
Elle se rend compte que le code vestimentaire ( des couleurs ) ne « s’utilise » pas : une couleur a un effet sur l’égal rencontré, et a un effet également sur celui ou celle qui est paré de la couleur.
Ainsi, si elle portait une chemise jaune foncé ( couleur de la traîtrise ), d’une part la couleur influencerait chaque rencontre à se méfier d’elle et en même temps, la couleur influencerait Laetitia Casta à un geste de traîtrise.
Elle vient de se rendre compte que de rester sensible au code vestimentaire ( et de couleur ) est une nécessité, sinon il se retournera contre elle.
LE CODE « CIVIL » :
L’état d’équilibre la guide ensuite pour trouver une tenue très précise : civile ; instaurant des relations d’égal à égal, avec des couleurs, des étoffes, des épaisseurs, des coupes précises. La tenue ne peut être décrite ; seule la vue exposée à une couleur capte le message, et il change avec la moindre nuance ou étoffe.
La tenue est faite de marron naturel ni clair ni foncé ( message : nature ) pour les pieds ( : sol où l’on marche ), en sandales ( mobilité ). Le vrai gris ( : inconnu ) assez foncé ( : vrai ) pour parer les jambes ( direction de circulation. ) Sorte de chemise ( état du corps ) rayée ( : cacher ) bleu ( : masculin ) et blanc ( : équilibre ) en verticale ou rose ( : féminin ) et blanc. Cape bleu noir ( : attention vive ), etc.
Ainsi, la tenue dit que celui ou celle qui la porte va vers l’inconnu, ne marche que sur des sols sains, a l’attention vive, ( et se protége des carences ou du décalage ), qu’il ou elle est du genre masculin ou féminin et équilibré(e). D’autre détails vestimentaire indiquent qu’elle est prête pour le mariage sauvage, qu’elle sait se cacher, et d’autres plus difficiles à décrire. Quoi que Laetitia Casta dise, l’interlocuteur ne tiendra compte que du message de la tenue.
En pleine nature sauvage, loin des habitations et des lieux cultivés, et des sentiers, la nudité est la tenue civile. Si un égal en vêtements en rencontre un autre nu en pleine nature, celui qui a les vêtements est en, tort ( incivilité naturelle, par réciprocité ), il le sent et s’éloigne en levant la main en masque comme excuse.
LE PIEGE DU DECALAGE
Lors de l’avancée vers la ville, Laetitia Casta a senti en permanence des chocs qui signalaient un même danger, sans que l’état d’équilibre ne puisse en rendre compte.
Les signes : « fou », « suicide », « crime » lui arrivaient, à la vue des habitations, de l’engin de fer, en croisant le premier égal, puis à chaque coup d’œil en ville. Pourtant, les signes étaient ceux du décalage naturel… Cependant…
LE DECALAGE NATUREL
En pleine nature, Laetitia Casta était arrivée à un cycle équilibré ; éveil – hydratation – alimentation – élimination – sommeil. Avec un cycle par jour. Dès qu’elle s‘en écartait, elle en subissait des contreparties ; des carences.Chaque point du jour qui se lève contracte les pupilles à travers les paupières ( le cycle commence ), leurs contractions déclenchent l’éveil, ouvre les paupières, les yeux clignent pour s’hydrater, les larmes ne viennent pas assez à cause des sourcils contractées ; signe de déshydratation venant du sommeil. La sensation désagréable mène à s’hydrater, et l’hydratation suffisante ( ou équilibrée ) déclenche l’alimentation, qui une fois équilibré, déclenche… Et le cycle continue.
Laetitia Casta s’est rendu compte que les points du jour, qui se lève et se couche, sont de vrais « interrupteurs » marche / arrêt du cycle.
Durant un cycle ( un jour ) : chaque partie du cycle ( hydratation par ex. ) a une durée impartie limitée pour être équilibrée, sinon elle est en carence pour la journée et le cycle passe à la partie suivante. Par ex. si l’hydratation n’est pas suffisante avant le milieu de matinée, le cycle passe à l’alimentation. Et une partie du cycle en carence entraîne une carence sur chaque partie suivante du cycle. Par ex. carence en hydratation : alimentation moins assimilée, moins éliminée.
La pleine lune : est la première cause naturelle du décalage ( du cycle ) : le clair de lune masque l’instant du point du jour où le noir devient bleu noir. L’éveil ou le sommeil s’en trouve décalé par rapport à la durée du jour.
L’éclipse : est la deuxième cause naturelle du décalage.
Lorsqu’en pleine journée ( par ex. après hydratation complète ) une éclipse fait tomber le jour, ce faux point du jour qui se couche déclenche le sommeil et clôture le vrai cycle. Puis le faux point du jour qui se lève, de l’éclipse terminée, déclenche un deuxième éveil et un nouveau faux cycle qui commence par l’hydratation. Et comme le corps est déjà hydraté. Puis le vrai jour se couche, déclenchant le sommeil, qui sera perturbé par l’élimination excessive, qui se terminera en moment où le corps devra sommeiller.
La première contrepartie du décalage naturel :
Lorsque le cycle est décalé ; la contrepartie est de : tuer ( signe : « crime » ) ou de se tuer ( signe : « suicide » ). Même pour les égaux ( « animaux » ), par ex. pour un égal « cerf » : si la période du brame coïncide avec la pleine lune, comme l’égal sommeille très peu lors du brame, il n’a plus assez d’attention pour veiller le point du jour qui est masqué. Etant décalé, il peut tuer ou se tuer.
Ainsi, lorsqu’un égal dit « cerf » attaque et tue un égal près des habitations ( pas rare ) « apparemment sans motif », la cause exclusive est, en fait, le décalage ( pleine lune ou éclipse. ).
Idem pour un égal, en ville, la cause exclusive de tuer ( « crime » ) ou de se tuer ( « suicide » ), quel que soit le motif apparent ou attribué avec des « preuves », est exclusivement le décalage avec le jour.
La deuxième contrepartie naturelle du décalage : la contagion
Depuis l’état d’équilibre, Laetitia Casta saisit les signes des moindres carences comme la main saisit une branche. Cependant, lorsqu’un égal présente deux carences, il ne présente pas deux signes, il en présente trois. Car deux signes se combinent pour en donner un troisième distinct. Et trois signes se combinent en un nouveau, idem pour quatre, cinq, etc.
Par ex. un excès de rétention des deux nécessités d’éliminer dont les signes sont : « curiosité » et « erreur », se combinent en un nouveau, qui arrive distinctement à l’état d’équilibre : « divertissement ». Deux carences : trois signes.
Hors, lorsqu’un égal est décalé, chaque partie du cycle est en carence, il présente donc plusieurs signes.
Ex. pour trois carences, c = carence : c1 et c2 et c3 = 3 signes, ( c1+c2 ) et ( c2+c3 ) et ( c1+c3 ) = 3 signes combinés, c1+c2+c3 = 1 signe combiné. Ainsi, pour trois carences, Laetitia Casta capte sept signes distincts.
La contagion du décalage ; se fait par le nombre de signes qui devient si élevé que le sens de Laetitia Casta qui capte les carences est saturé, anesthésié ( signe ; « affolé », « fou » ). Et le sens anesthésié ne peut plus capter les propres carences de Laetitia Casta, qui s’en trouve aussi décalée en conséquence. D’où contagion indirecte.
Cependant, Laetitia Casta sait que le décalage est un danger naturel égal à un autre. Pour l’éviter, il suffit de redoubler d’attention lors des points du jours masqués. Et la contagion s’évite en n’exposant pas la vue à un égal décalé… Pourtant, si en entrant en ville, elle a senti les signes du décalage, elle a senti un danger plus grand que le décalage naturel…
La sieste sauvage
En pleine nature, après la mi journée, Laetitia Casta sentait souvent qu’elle marchait plus lentement, jusqu’à un arrêt, qui provoquait une absence suivie d’un soubresaut qui faisait comme un réveil. Elle se demandait un instant où elle était, puis elle soupirait. Elle venait de faire une sieste sauvage ou naturelle, en marchant.
La sieste sauvage est une nécessité comme l’eau et l’air, elle décontracte et répare les parties du corps contractées par des carences. Elle ne vient que s’il y a eu des carences le jour précédent.
Indirectement, la sieste sauvage répare les carences du cycle décalé les unes après les autres, et remédie au décalage avec le jour. Elle est aussi régénératrice, et elle est la médecine naturelle du corps ( par renouvellement ).
LE DANGER INVISIBLE, suite…
Laetitia Casta captait les signes du décalage : « fou », « crime », « suicide », « misère » et d’autres, et elle sentait une forte contagion. Cependant l’état d’équilibre ne rendait pas compte ; il n’avait capté ni pleine lune, ni éclipse. Le danger était plus fort, plus rapide que l’état d’équilibre.
Un indice vint en allant en un lieu de restauration, elle capte en un coup d’œil sur une boîte à images qui bouge ; un visage, et une voix masculine de la boîte qui identifie le visage comme celui de « Laetitia Casta ». L’état d’équilibre capte d’abord le danger de « divertissement » qu’est la boîte à images, et le masque définitivement.
Lors du coup d’œil, l’état d’équilibre a capté sur le visage très lisible, un grand nombre de signes, et aussi sur la posture, les termes utilisés par l’égale décalée.
Elle se rend compte, qu’avant, elle éprouvait une gêne en « se » voyant sur la boîte à images ; en fait, la « gêne » venait du choc de voir les signes de carences.
Puis, une « phrase » prononcée par l’égale de la boîte à images lui revient, et fait un choc ( anesthésiant ). Et pourtant le bouclier ne parvient pas à repousser la phrase hors de la bulle, elle revient en permanence.
En redoublant, quadruplant d’attention sur la phrase, Laetitia Casta se met à bailler puissamment plusieurs fois pour lutter, puis l’état d’équilibre arrive à rendre compte que la phrase est décalée et fait une contagion instantanée et quasi inévitable…
Ex avec une telle phrase décalée plus simple : « la vie de Laetitia Casta se terminera avec la mort de Laetitia Casta »…
La phrase est : logique, illogique ?
La phrase est : vraie, fausse ?
Réponse : le terme « vie » est exclusivement un signe du décalage par rapport au jour. Le terme « vie » n’est pas synonyme de « vivant » : il se dit : « avoir plusieurs vies », « vie professionnelle », « vie privée », etc. qui ne signifie pas : « être vivant plusieurs fois ».
Le terme « mort » est aussi un signe : le signe exclusif d’une carence en sieste sauvage. Le terme « mort » n’est pas synonyme de : décès, car l’on dit : « être mort de soif », « de rire », etc. Qui ne signifie pas : « décédé de rire ».
Les termes « vie » et « mort » n’ont pas de signification dans une phrase ; ils ne sont que des signes ; des symptômes, comme « atchoum ! ».
La phrase décalée : « la vie de Laetitia Casta se terminera avec la mort de Laetitia Casta » a pour vraie signification : le décalage avec le jour de Laetitia Casta se terminera avec une sieste naturelle de Laetitia Casta.
La phrase étaient : logique et fausse. Elle n’avait pas de sens telle quelle. Pourtant la phrase devient logique et vraie après « traduction ».
Laetitia Casta se rend compte qu’un égal décalé fait contagion du décalage par le langage. Les phrases décalées sont insensées, cependant elles restent logiques puisque faites de signes de carences et d’excès qui ont un « ordre »( :signe ) entre eux, et des liens de causes à effets.
En entendant la phrase de la boîte à images, le choc anesthésiant que Laetitia Casta a ressenti provenait de la contagion du décalage. Bâiller puissamment a décontracté et réveillé la zone anesthésiée par la contagion.
UN DECALAGE CONTRE NATURE
Laetitia Casta ne pouvait se rendre compte d’un tel danger qui n’a aucune cause naturelle directe, et si intense, si répandu et si instantanément contagieux.
Le premier choc de Grohaork Casta était léger et a amené un léger décalage, qui l’a mené à faire une première image d’une main peinte sur une paroi d’une grotte ; signe décalé de chocs directs ( frappes du silex ) ou thermiques ( flamme ) sur les mains
Depuis, jusqu’à Laetitia Casta, les chocs se sont étendus et sont devenus très intenses. Le décalage aussi, et les images aussi, qui sont restées des signes.
Le décalage ne vient plus de la pleine lune ou des éclipses, quoiqu'elles restent valables. Le décalage est venu par les chocs plus intenses, qui ont amené des carences intenses qui ont décalé peu à peu le cycle du corps par rapport au jour.
Laetitia Casta a capté les contreparties du décalage qui se sont intensifiées aussi :
- Se tuer : lorsqu’un égal fumait du tabac, monter dans un engin de fer, allait sous une « toiture ».
- Tuer : lorsqu’un égal tendait du tabac à un autre, invitait à monter dans un engin de fer, invitait sous une toiture, etc.
- La contagion ; par les moindres produits façonnés, les habitations, les constructions, les engins de fer, les vêtements, le langage, les occupations qui ne sont pas des cueillettes, en fait.
Laetitia Casta captait la contagion entre deux égaux qui dialoguaient, par les termes qu’ils prononçaient : « intéressant », « passionnant », « captivant » qui sont signes directs de la contagion du décalage. Comme : « ensorceler », « fanatiser », « être fan », « entraîner », « prosélytisme », « professer », « enseigner », « morale », « leçons », « cours », « croire », etc.
Les signes du décalage avec le jour sont très nombreux : « vie », « ça », « suicide », « crime », « folie », « dingue », etc. « Passion », « compassion », « comprendre », « aider », « homme », « femme », « choix », « amour », « adorer », « bien », « mal », « dieu », « religion », « sacré », « célèbre », « péché », « morale », « lumière », « miracle » ( et la totalité du vocabulaire lié ). « Honte », « jamais », « toujours », « infini », « survivre », « ça », « profession », « métier », , « nuit », « tard », « planète », « monde », « tout », « moi », « liberté », « actes », « activités », « actuel », et beaucoup d’autres comme « danser », « chanter » qui sont des signes combinés.
Laetitia Casta, EN VRAIE :
Après que l’état d’équilibre lui ait rendu compte du décalage, Laetitia Casta a eu la sensation de s’être faite avoir, d’avoir été trompée depuis l’enfance.
Lorsqu’elle passe à coté d’un enclos plein d’enfants, Laetitia Casta sent un choc qui fait souvenir.
Elle se rappelle avoir aussi été abandonnée dans un tel enclos. Chacun lui disait : « qu’elle y allait pour son bien » ( son et bien : signe ), et qu’elle y allait pour « apprendre »…
Là, l’état d’équilibre saisit que le but était décalé ; dès la puberté, chaque nouveau jour efface le précédent, sauf s’il reste des objets, des vêtements, des traces, des notes qui font souvenirs.
Elle y était séquestrée pour un autre motif : pour forcer la nature ( nomade - cueilleuse ) à devenir sédentaire. Elle était contraint de se lever et de se coucher hors des repères des points du jour, de ne plus s’hydrater pour ne plus sentir la douleur de se retenir d’aller au toilettes. Elle devait s’alimenter trop pour que la digestion tienne éveillée pendant la sieste sauvage qui était peu à peu supprimée. Et aussi pour la tenir éveillée après que le jour soit couché.
En fait, l’enclos servait à décaler par rapport au jour, à se perdre des repères de la nature que Laetitia Casta a retrouvé.
Et l’enclos menait à des carences et aux attitudes qui y sont liées : lorsqu’elle « dénonçait » une camarade ( signe de choc thermique sur la langue ), lorsqu’elle a eu des attitudes « d’orgueil » ( signe : miroir ), de « colère » ( carence en sommeil ), de « méchanceté » ( carence en hydratation ), « d’appropriation »: ( excès en quantité d’alimentation ), , etc.
Les adultes les provoquaient et les appelaient : des « fautes », des « défauts » ( : signes ), voire des « péchés » ( : signe ) et lui attribuaient. Elle se rappelle les punitions, les blâmes, les traumatismes, les qualificatifs attribués. La certitude d’injustice, puis de révolte, d’abandon, la douleur puis la détresse, beaucoup de détresse.
Pour attirer l’attention de ceux qui l’élevaient, elle ne devait plus montrer de signes ( de carences ), cependant si elle ne manifestait plus de signes ( de carences ), elle devait en supporter la douleur.
Pourtant, là, isolée dans la bulle, chaque événement dont elle se rappelle, au lieu de soulever une insupportable détresse comme avant, là, elle s‘étonne d’y rester indifférente.
En fait ; les pires « traumatismes d’enfance », le pire qu’elle ait fait, « pensé » ou dit, depuis l’enfance jusqu’à avant le départ ; chacun est capté et traduit en signe de carence, puis rejeté définitivement hors de la bulle puisque ne faisant pas partie d’elle.
Elle ne sent plus de « culpabilité » ( qui est devenu aussi un signe de carence ) qui n’a pas de sens ( voir après ).
L’état d’équilibre lui rend compte aussi que personne n’était en cause ; les parents avaient également été séquestrés dans un tel enclos, comme ceux qui l’avaient séquestré, comme ceux qui avaient bâti l’enclos, etc.
Pour en trouver l’origine, elle pourrait remonter jusqu’à Grahoark Casta, qu’elle n’en trouverait que l’origine, et Grahoark en a aussi subit les conséquences. Les vraies causes sont les chocs.
Laetitia Casta, est dans la bulle, isolée ; les comptes sont réglés, la tête est vide, le cœur est plein.
Puis un autre enclos lui fait souvenir : quand le corps avait changé, semblant servir à concevoir une descendance, et il s’était en fait avéré inutile. A chaque rencontre avec le genre masculin, s’il ne présentait pas de signes de dégénérescence, le mariage sauvage s’était déclenché. Cependant, le mariage sauvage amenait trop rapidement l’état d’équilibre ; les joues rouges, le cœur qui gonflait jusqu’à étouffer, le corps qui se détendait... Et réveillait l’anesthésie sur la douceur des carences.
Et à chaque fois, le mariage s’était arrêté en supposant que l’un d’eux avait fait une « faute » ( carence ). Hors, là, elle se rend compte que même équilibrée, il en aurait fallu peu : passer sous une toiture, près des engins de fer, porter une inscription sur un vêtement, si l’un présentait un objet décalé ( « téléphone », « photo », « livre », et autre ), dès que le jour était tombé, etc. Et le mariage s’arrêtait net.
La chenille était devenue papillon, dans l’enclos qui lui coupait les ailes, lui laissant la sensation qu’elle restait chenille.
A la puberté, elle rejetait le quotidien sédentaire, elle se rappelle qu’elle avait la certitude qu’elle ne conduirait pas les engins de fer, qu’elle échapperait à la lente dégénérescence du corps ( « vieillir » qui était le signe ), elle luttait, elle ne voulait pas devenir « comme eux »…
Cependant, peu à peu, les chocs avait augmenté, le sommeil avait diminué, des « pensées » terrifiantes étaient venues, comme « folie », « suicide » ( décalage ).le corps dégénérait lentement, la guidant de plus en plus vers le danger, les excès ( « adrénaline » ) pour anesthésier la douleur.
L’état d’équilibre l’attirait aussi fortement vers la nature, et pourtant la peur de « mourir » ( : sieste ) était déjà intense, et aussi d’être « attaquée » ( voir « dette », après ).
Au même moment, les termes décalés qu’elle utilisait commençaient à produire l’effet de confusion, de décalage :
Par ex. ; passée la puberté, lorsqu’elle utilisait le terme « mère » ou « maman », il ne désignait plus que la propre maternité sauvage de Laetitia Casta. Celle qui l’avait élevé pendant l’enfance étant devenue une égale.
Lorsqu’elle « pensait » ou disait : « je ne supporte plus ma -mère-, je veux partir et ne plus la revoir », pour la signification décalée, elle semblait vouloir dire qu’elle voulait partir et ne plus revoir celle qui l’avait élevé pendant l’enfance.
Cependant, après traduction : la signification naturelle est qu’elle disait qu’elle ne voulait définitivement pas de la maternité sauvage ( mère ).
Idem, le terme « père » depuis la puberté ne désigne plus celui qui l’a élevé pendant l’enfance. Il désigne exclusivement la paternité de celui qui aura subi le mariage sauvage avec Laetitia Casta. D’ou confusion lorsqu’elle disait ou avait en « pensée » : par ex. « mon père n’est pas mon vrai père ».
La nature la guidait vers le départ naturel et la confusion du décalage l’en éloignait autant.
Puis, Laetitia Casta, ayant assimilé par imitation un langage fait de signes de carences, en a suivi la logique décalée, bien que n’ayant pas de sens.
Ensuite, « pas sure d’elle » ( chocs visuels ), pleine de « défauts » ( carences )… la beauté et la ( fausse ) sûreté est donc venue uniquement des autres. Les miroirs ont fait supports pour que l’orgueil lui donne des attitudes à la hauteur de l’image que les égaux lui donnaient d’elle, et qu’elle savait fausse. Et eux aussi au fond.
Puis, la notoriété et l’argent sont venus rapidement, et l’on dépassé par les contreparties.
Elle voulait davantage de mobilité, et elle se retrouvait au comble de l’immobilité : à tenir la pause, immobile pour ne pas bouger pendant les « photographies ». Même les déplacements étaient sédentaires : assis. Et arrivée, elle se reposait longuement « crevée » par les chocs causés par les moyens de déplacement.
La détresse est restée, plus grande même, masquée par des moments intenses de plaisir, et démasquée par les redescentes aussi.
L’argent ; lorsqu’elle n’en avait pas ou trop peu, elle en voulait. Et lorsqu’elle en a eu, elle en a eu trop. Que faire de tant d’argent lorsqu’à chaque dépense les conséquences lui échappaient : chaque objet acheté nécessitait un entretien, un renouvellement, un suivi. L’argent pas dépensé devait aussi être entretenu, placé, surveillé. Que de complications…
L’argent a apporté des contraintes, des dilemmes et aussi la tension de se protéger des convoitises possibles.
La notoriété ; était à la fois agréable et pesante, puisqu’à entretenir aussi ; plus la réputation montait et plus elle ne pouvait que redescendre. Augmentait aussi la tension permanente des égaux décalés « fans », excessifs et imprévisibles, cependant ils étaient aussi comme un miroir rassurant.
Elle cherchait à retrouver les capacités naturelles, l’équilibre, à entretenir le corps ; « le sport, les méthodes, les recettes des ancêtres, la philosophie, les conseils, le yoga, la psy, les produits, les médecines, etc. » elle cherchait, elle cherchait l’équilibre...
Souvent, l’état équilibré revenait, lui faisant plus ou moins « peur » puisqu’il la guidait pour briser les objets, pour partir en « laissant tomber définitivement la « prison » dorée ». Cependant cet état qui était pourtant de l’équilibre, aurait pu se voir par l’entourage et être appelé « folie » que des médecins « soignent », voire enferment.
Ceux qu’elle croisait, qu’elle rencontrait cherchaient aussi l’équilibre, la beauté, les capacités, le bien-être, le « bonheur ». Ils avaient les mêmes préoccupations.
Là, dans la bulle, intégralement isolée, elle se rend compte que depuis la puberté, à chaque jour dès le levé, l’état d’équilibre luttait pour préparer le départ, pour aller découvrir l’état l’équilibre. Même lorsqu’elle croisait un commerce, qu’elle examinait chaque vêtement, chaque paire de chaussures sans savoir exactement quoi chercher ( la tenue civile ).
Cependant, chaque jour, de nouveaux chocs venaient et ajoutés au décalage, changeait les occupations équilibrées en occupations… décalées.
Laetitia Casta, EN CIVILE :
L’état d’équilibre a guidé Laetitia Casta en ville pour lui rendre compte des dangers et aussi de la parade : la tenue civile, qui est un nouveau bouclier devant le bouclier de la bulle.
En rencontrant des égaux, en ville, la tenue civile a un effet de parade des attitudes excessives, et du décalage.
En demandant la direction du centre ville, un égal lui fait remarquer que : « pour s’y rendre, c’est facile », hors « facile » est un signe, et en le prononçant il jette un coup d’oeil inquiet sur elle. L’état d’équilibre de Laetitia Casta a masqué le terme, et a fait un choc qui a fait reculer la tête, fermer les yeux et mis en avant la couleur bleu noir de la cape. L’égal, en étant exposé à la couleur, en silence, subit un contrechoc qui le fait se reprendre.
Lors d’attitudes plus choquantes, elle met la main ouverte devant en signe de stop. Laetitia Casta a une attitude très agréable ; l’absence de chocs thermiques dans la gorge depuis le départ lui donne une voix profonde, douce et si apaisant qu’elle attendrie et fait soupirer ceux qui l’entendent.
Les pas et les gestes sont très lents et très sûrs, le visage est fermé, elle ne regarde en aucun cas dans les yeux, elle a de très vifs coups d’oeils qui avivent et font sourire. Elle est très attentive au civisme ; s’il vous plaît, merci, etc. Les moindres relations sont très agréables.
La tenue signifiant qu’elle est nomade - cueilleuse, elle avive chez ceux qu’elle rencontre une « culpabilité » ( : signe de la dette, voir après ), qui leur fait dire qu’ils n’apprécient, au fond, pas les « téléphone portables », les « appareils », etc. Laetitia Casta stoppe avec la main, comme pour n’importe quel signe. Ils le sentent et s’en trouvent soulagés.
Si elle leur répondait au lieu du signe avec la main, elle donnerait du sens au terme « culpabilité », qui n’en a pas, qui n’est qu’un signe ( : dette ).
Près des habitations, la tenue civile change les attitudes : les égaux ont des gestes de retenue et ne l’invite pas à entrer dans une habitation ou à s’asseoir sur une chaise, ou à prendre une boisson chaude. Ils baissent l’intensité de la voix, font taire les boîtes à images qui bougent. Les engins de fer ralentissent, s’arrêtent souvent.
Elle ne peut plus être identifiée comme « Laetitia Casta » ; par civisme, elle ne regarde pas les yeux qui sont nécessaires pour l’identification. D’autre part, la couleur bleu noir avive l’attention qui fait que les égaux qui veulent l’identifier se reprennent et renoncent. L’identification si elle n’est pas voulue réciproquement ( par le code vestimentaire ) est une incivilité.
La couleur bleu noir a une influence si forte qu’elle fait aussi tomber la relation décalée, même avec les plus décalés et Laetitia Casta établie des relations entre égaux qui sont plus agréables.
Laetitia Casta se rend compte que le départ qu’exigeait la nature ne menait pas à un quotidien où elle serait vêtue de peaux de bêtes qu’elle aurait férocement tué à mains nues. Ni à allumer des flammes en tapant des silex au fond d’une grotte, attendant qu’un mâle poilu et redoutablement odorant lui donne un coup de massue sur le crâne.
La vraie préhistoire, Laetitia Casta y est pourtant retournée. Et elle n’était qu’à quarante jours. D’ailleurs, Grahoark Casta avant qu’il ne taille le premier silex aurait été plus à l’aise qu’elle en ville. Il aurait capté le code des couleurs, et il aurait rapidement saisit l’utilité du vêtement. Laetitia Casta a croisé quelques égaux en tenues civiles qui avaient à peu près le même pas qu’elle, le même équilibre.
Elle marche du levé au couché du jour, elle n’a plus ni bien immobilier et mobilier, ni habitation, ni argent, ni assistance, etc. Elle a une tenue civile, elle trouve les aliments en pleine nature. Elle sommeille sur les tapis d’épines souples ou de mousse. Lorsqu’il lui faut échanger ; elle donne puis vend des cueillettes aux égaux sédentaires qu’elle croise, ou elle rend de menus services agréables en passant, souvent trop rémunérés.
Elle marche, isolée dans la bulle, la tête est vide, le cœur est plein.
LA PREPARATION AU DEPART
LA DETTE : Laetitia Casta a subit les premiers chocs peu après la naissance ; une « lampe » qui s’allume, une « porte » franchie…Depuis, elle a eu les cinq sens choqués en permanence, anesthésiés en permanence. Elle a perdu peu à peu la régulation des équilibres internes ( hydratation, alimentation, sommeil, etc. ), qui l’a décalé avec pour conséquence une lente dégradation du corps ou ; dégénérescence ( dont un signe est : « vieillissement ), pas assez rattrapée par la régénérescence naturelle.
La dégénérescence a détérioré plus ou moins chaque partie du corps, amenant une douleur captée par la sensibilité interne, et peu à peu anesthésiée par le corps lui-même ( « adrénaline » ) simplement pour arriver à tenir debout.
La douleur de la totalité des détériorations est une « dette » de douleur physique anesthésiée. Et un départ trop rapide de Laetitia Casta en pleine nature, aurait amené l’état d’équilibre d’un coup, réveillant brusquement la sensibilité interne sur… La dette de douleur.
La douleur aurait été égale à un éveil d’une anesthésie en pleine opération « chirurgicale » ouverte. La douleur aurait été exclusivement physique, insupportable, atroce et elle s’en serait au mieux évanouie instantanément.
Comme le corps ne sentait pas la dette, les signes venaient en « pensées », termes prononcés ou attitude de : « mal », « se sentir mauvaise », « souffrances », « culpabilité », « devoir payer pour des fautes », « jugement », etc.
Le corps régulait le niveau d’anesthésie ( ou « adrénaline » ) avec pour signe décalé : « bien » par opposition lorsque le niveau était bas où elle sentait la dette dont le signe décalé était : « mal » ( dette qui augmentait ). Elle sentait ainsi les signes du rapport anesthésie / dette par des « pensées » : « lutte ou équilibre entre le bien et le mal » ( phrases décalée ).
Ces termes n’ont pas de sens dans une phrase, ils sont des signes exclusifs qui indiquent un rapport : niveau d’anesthésie / dette de douleur interne. Avant, Laetitia Casta avait donc un équilibre ( relatif, décalé ).
La dégénérescence et la dette se sentait lorsque Laetitia Casta faisait une sieste ( régénératrice ) ; après, elle sentait des douleurs et elle ne sentait plus des parties du corps ( anesthésiées ).
LE PIEGE DE LA DETTE
Un départ trop rapide, sans que le corps n’ait suffisamment régénéré, aurait été un piège.
Pour mesurer ; après quelques dizaines de jours de préparation ajoutés à quarante autres jours en pleine nature, Laetitia Casta a découvert l’état d’équilibre. Cet état est venu en décontractant le corps intégralement, levant ainsi la moindre anesthésie ( zéro « adrénaline » ). Et la douleur qu’a ressenti Laetitia Casta, qui n’était que le résidu de la dette a quand même été une quasi agonie ( décrite avant ).
Cependant, l’anesthésie étant une protection du corps par le corps, elle a des niveaux de protection : le premier signe qui indique un départ trop brusque est : la forte sensation de « peur », puis de « culpabilité » ( signe de la dette ), puis pleurer ou rire. Puis, la dernière barrière est la dépression ( voir détails après ).
Ces protections sont nécessaires ; un départ trop rapide mènerait à décontracter trop rapidement des vaisseaux trop dégradés, qui pourraient amener une ou des rupture(s) vasculaire(s).
Le piège de la dette ; la dépression :
Une dépression signifie une variation anesthésie / réveil de la douleur de la dette trop rapide. Une dépression serait suivie d’une attitude euphorique dont le but est de rechercher des chocs ( auditifs, visuels, thermiques, etc. ) ( « adrénaline » ) pour re-contracter les sens ; pour re-anesthésier la dette.
D’un tel incident ( dépression suivie d’euphorie ) ; viendrait une quasi hallucination ; une sensation de « déclic » ( « passion » ), qui change le départ naturel en un autre départ décalé, et faux.
LA PREPARATION :
Pour Laetitia Casta, la préparation au départ a commencé par un geste ; briser un produit façonné qu’elle « adorait ». Après, elle s’est rendu compte que ce geste avait été le plus difficile. Plus difficile que la quasi agonie, en fait, qui était plus un moment fort que douloureux.
Laetitia Casta n’a pas « décidé » le départ, elle l’a préparé longuement, sans savoir si elle y arriverait ou pas. Et en fait, plus elle l’a préparé, et plus le corps s’est régénéré jusqu’à se sentir prêt à aller un peu plus loin ; un peu plus près de la nature.
Laetitia Casta a fait varier très très lentement chacun des points suivants :
préparer des balades pour des cueillettes, puis une « randonnée », puis une plus longue « randonnée », puis une randonnée pour trouver une « maison naturelle abandonnée perdue en pleine nature » ( signes ).
se parer peu à peu des couleurs civiles
passer peu à peu aux chaussures aérées ( sandales )
ne plus donner de sens aux « pensées »
éviter les discussions, la « lecture », la « musique », les « divertissements »
masquer les miroirs, les éviter
vider lentement la chambre
augmenter l’hydratation dès le levé
diminuer l’hydratation après le milieu de journée
augmenter la durée de marche quotidienne en pleine nature
diminuer les aliments long à assimiler comme le pain, pâtes, lait, chocolat
augmenter les fruits et légumes crus
clôturer les « projets » sans les terminer, les rendez-vous, les « à faire »
détruire les vêtements ( voir après )
détruire ou se défaire des produits façonnés
se préparer à se défaire peu à peu de « l’argent » ( voir après )
se préparer à se défaire des « biens » mobiliers et immobiliers
préparer un sac de balade, puis de randonnée courte, puis longue
quitter définitivement les « amis », la « famille », les « relations » ( décalés )
ne plus lire de « montre », ni un « calendrier »
s’éloigner peu à peu ou éviter les repères indirects qui donnent la date ( sédentaire ), le jour, « l’heure » ( émissions « télévisée » à heures fixes, « journaux », passage d’un « train », d’un « avion », etc. )
effacer les traces de la veille
faire la sieste, immobile, membres étendus, sans sommeiller, en l’interrompant pour aller éliminer dès la moindre pensée, la moindre sensation de froid ou si les paupières se relèvent
Pendant les points précédents, Laetitia Casta a aussi :
diminuer et arrêter définitivement la conduite des engins de fer, l’utilisation des transports ; du plus rapide jusqu’au « vélo »
diminuer les chocs thermiques visuels ( lampes moins intenses, moins de différence de luminosité entre les pièces, etc. )
se boucher les oreilles lors d’un bruit fort
ouvrir la fenêtre, les volets pour capter les points du jour
se lever et se coucher vers le moment du point du jour
s’étirer, bâiller, masser le crâne du haut vers le bas
baisser peu à peu la température de l’eau chaude
éviter la nourriture ou les boissons chaudes ou froides, préférer la température ambiante
faire passer les nécessités d’éliminer comme prioritaires, quelques soient les circonstances
augmenter les saveurs acides et aigres
passer de la ville à la campagne, puis à la tente
si elle avait eu une accoutumance à l’alcool, au tabac, au café, à une « drogue » ou à un traitement, elle aurait du l’arrêter. Une accoutumance n’aurait pas permis de s’éloigner des fournisseurs.
Si elle avait porté des lunettes de vue ou de soleil, elle les aurait ôté car pas indispensables en pleine nature ; les autres sens compensent.
En fait, les points varient naturellement les uns par rapport aux autres. Chaque point se déduit du document. Comme les produits façonnés ; chacun est immobilisant, sédentarisant et égal à une ride ou à un cheveux blanc.
D’ailleurs, si Laetitia Casta était partie d’un état du corps dégradé ( dégénéré : rides, cheveux blancs, douleurs, etc. ), les variations auraient du être plus lentes.
L’ARGENT, LES PRODUITS FACONNES
Avant le départ, Laetitia Casta n’a, en fait, pas pu jeter la totalité des produits façonnés et vêtements qu’elle avait. Elle les a trié, en a détruit beaucoup, et mis le reste dans des cartons repérés ou inscrits comme « à détruire ». Pour l’argent, les papiers et l’immobilier, elle les a rassembler pour se préparer à s’en défaire en un courrier ; elle sentait qu’elle ne devait plus compter dessus. Elle n’était pas « sûre » de devoir les détruire, elle est partie et elle verrait bien après quoi en faire...
Après justement ; l’état d’équilibre lui a rendu compte que si elle avait trouvé des vêtements civils ou l’étoffe avant, elle n’aurait pas pu les acheter avec de l’argent provenant d’une « rémunération » d’un « divertissement » par ex. ( qui est un signe ). Le nouvel état d’équilibre capte l’argent uniquement par le geste auquel il est équivalent.
Pour l’argent, s’en défaire a été difficile, même après ; elle devait s’en occuper elle-même, sans le détruire, ni le donner, ni entraîner de conséquences. L’état d’équilibre lui a donner une issue élégante, inattendue et sûre, qui peut se trouver dans le document.
Pour les vêtements : test : en approchant un vêtement porté à l’extérieur devant le cœur, une variation du cœur un peu douloureuse, désagréable ou contrariée signifie que le vêtement a été porté lors d’évènements choquants ou décalés. La vue d’un vêtement fait souvenir de la totalité des évènements agréables ou désagréables qu’il a absorbé comme une éponge lorsqu’il a été porté.
Laetitia Casta a soupiré de soulagement à chaque vêtements détruit ; ceux qui n’avaient pas les couleurs civiles avaient des messages qu’elle ne captait pas lorsqu’elle les avait porté, et qui l’ont influencé, « obligé » ou « désobligé » sans qu’elle s’en rende compte, et l’on mené à des incivilités, des chocs que les vêtements ont absorbé et qu’ils continuent à faire souvenirs.
Les signes que la préparation n’était pas trop rapide étaient les soupirs de soulagement, une sensation de bien-être et une « peur » régulière supportable ( signe d’attention ).
POUR TERMINER :
En découvrant l’état d’équilibre, Laetitia Casta s’est rendu compte qu’elle avait trouvé un vrai morceau d’elle qui avait été enlevé ( anesthésié, en fait ). Et la sensation extrêmement vive de découvrir et de remettre un vraiment vrai morceau du corps n’est pas descriptible.
Le vrai morceau d’elle avait été retiré dans la douleur et elle l’a remis en place dans la vive douleur aussi.
Après le morceau réintégré ; le corps a définitivement intégré l’état d’équilibre comme nouvelle référence d’équilibre. Depuis, l’équilibre se conserve de lui-même, et il est plus difficile de s’en écarter que de le conserver.
Elle se rappelle, « avant » : à chaque fois qu’elle se tournait vers la nature, elle le faisait trop rapidement. Et elle était ainsi puissamment piégée et stoppée par la sensation de « culpabilité » qui n’était pourtant qu’un signe de la dette de douleur ( comme atchoum ! ) Pourtant il ne lui a suffit que de quarante jours pour régénérer la dette de dégénérescence.
Après la quasi agonie ; la moindre sensation de « culpabilité », de « peur » avaient totalement disparues.
Après les quarante jours, le quotidien s’inverse complètement : très économique ; pas de dépense, plus d’utilité de quantité d’argent, elle doit en avoir ni trop ni trop peu, pas d’utilisation de produit façonné, pas de trace ni de dégradation de la nature, pas de flamme, pas « d’outils » : pas de blessure que la médecine du corps ne peut réparer.
Le quotidien est tranquille, sans nourriture ni eau portés ; elle les trouve en abondance en pleine nature. Elle n’a plus de « peur » de « trop peu » s’alimenter, ni du climat.
A l’inverse ; l’approche des habitations est devenue dangereuse ; les égaux sédentaires avec qui elle dialogue un peu, sans la tenue complète, l’appelle parfois « une enfant » ( Ben quoi ?! ) et lui proposent de partager un bon plat… forcément brûlant, pour lui faire du « bien » et un « abri » ( sous une toiture ).
La proximité des villes, même assez éloignée et des lieux cultivés sédentaires compliquent le quotidien à cause des chocs, et limitent les lieux de circulation vraiment sauvages en France.
Le quotidien est d’abord bizarre ; chaque geste ne semble pas avoir de sens immédiatement pour Laetitia Casta, cependant ensuite chacun prend du sens par rapport aux générations d’après. Ainsi, l’unique « héritage » naturel qu’elle a le devoir de léguer est un corps conservé et le plus équilibré possible. Une autre signification donnée au terme « héritage » serait décalée.
Laetitia Casta a écrit le présent document guidé par l’état d’équilibre, qui n’a pas rendu compte pour quel motif, il le donnera après comme à chaque fois. Elle sait qu’elle ne devait l’écrire que si elle était immobilisée. Et elle ne l’a pas écrit « pour » les égaux, elle a décrit un piège inévitable et l’issue pour en sortir, au moins ; par réciprocité. Parce qu’elle l’a cherché avant, et elle aurait voulu le trouver et juste qu’un égal l’ai décrit. Même par le pire moyen qu’est l’écriture et une telle diffusion qui pourraient en annuler le contenu.
Laetitia Casta ne peut d’ailleurs, naturellement pas soutenir le présent document. Dès qu’un égal lit le document, le décalage traduit chaque phrase au fur et à mesure de la lecture. Tel qu’arrivé à cet endroit du document : le terme ; s’alimenter utilisé avant sera peut-être déjà devenu « manger » ( qui est un signe ), s’hydrater sera traduit en décalé par ; « boire », sommeiller par « dormir », etc.
En fait, Laetitia Casta a déjà essayé lors d’un dialogue, qui s’est révélé très difficile ; au fur et à mesure qu’elle décrivait le piège, les termes utilisés étaient traduits en décalés et lui revenaient en interrogations décalées qui faisaient contagion sur elle, et brouillaient la trop longue description.
Ainsi, le document ne peut naturellement pas être résumé, ni évoqué, ni être discuté. A moins qu’il ne contienne aucun signe. Par conséquent, Laetitia Casta ne soutiendra pas le document et niera l’avoir écrit selon les conditions, cependant elle ne niera pas que le document décrit le mieux la nature de Laetitia Casta.